LA GAZETTE DU CLUB DES MONSTRES

NUMÉRO 105

MASSACRE ET JURASSIC BOX !

Le MASSACRE DES MORTS VIVANTS aka Let Sleeping Corpses Lie aka Non si deve profanare il sonno dei morti aka The Living Dead at The Manchester Morgue - Jorge Grau avec Ray Lovelock, Cristina Galbo, Arthur Kennedy, Aldo Massasso, 1974, Espagne, 89m

George Meaning (Ray Lovelock) part pour la fin de semaine à moto vers sa nouvelle maison de campagne, Malheureusement, Edna Simmonds (Christina Galbo), fatiguée et nerveuse, recule sur son bolide. Incapable de repartir, George s'invite à conduire l'auto de Christina jusqu'à sa destination, mais pas avant d'avoir passé chez la soeur de Christina, aux prises avec des problèmes de consommation de drogue. Ce faisant ils traversent une partie de la campagne et croisent une machine singulière censée permettre d'éliminer les insectes nuisibles en s'attaquant à leur système nerveux, les poussant à s'entretuer. Manque de bol, l'appareil réveille aussi les morts qui deviennent affamés de chair humaine, ainsi que les poupons d'un hôpital de la région. Pire, la police locale soupçonne George d'être responsable des morts qui s'accumulent. Allez vous reposer à la campagne, qu'ils disaient...

Avec une commande pour refaire ni plus ni moins un remake de Night of the Lving Dead de George Romero, mais en couleurs, Jorge Grau, plus porté sur la critique politique, concocte un film d'horreur écologique. Là ou Romero laissait planer le doute sur les origines des morts-vivants, Grau invente donc une pseudo technologie dont abuse une compagnie qui risque de s'en tirer comme si de rien n'était. La police et les autorités, représentés par l'inspecteur fasciste interprété par un Arthur Kennedy détestable, n'ont rien de reluisant, ses accusations contre Georges sont essentiellement basées sur son apparence de jeune hippie. Edna n'est pas prise au sérieux car carrément hystérique, comme la plupart des personnages. Évidemment l'intérêt se porte sur les morts vivants, des zombies crades à souhait qui multiplient les scènes de gore qui anticipent les excès mémorable du Dawn of the Dead sorti quatre ans plus tard. Un film qui est toujours efficace des années plus tard, ce qui est somme toute rare dans le genre. Chapeau.

L'Édition Artus offre un superbe transfert en version originale avec sous-titres français optionnels ou la version française. En bonus - Le sommeil des morts, par David Didelot, cinquante minutes bien informatives, un diaporama d'affiches et de photos et les bandes-annonces de la collection Ciné de Terror.

JURASSIC BOX

THE BEAST OF HOLLOW MOUNTAIN aka La Montagne Mystérieuse - Edward Nassour & Ismael Rodríguez avec Guy Madison, Patricia Medina, Carlos Rivas, Mario Navarro, 1956, États Unis/Mexique, 76m

Mexique, Jimmy opère un ranch de bétail près d'un village contrôlé par le richissime Enrique qui va bientôt épouser la belle Sarita. Un triangle amoureux teinté de jalousie maladive et de menaces de mort va s'établir pendant que du bétail disparait près de la montagne mystérieuse, lieux prétendu maudit et inaccessible à cause des marais dangereux qui le contournent. C'est dans cette ambiance difficile que le petit Panchito a perdu son papa Pancho qui était allé explorer les marais pour retrouver le bétail manquant de Jimmy, qui lui a sauvé la vie. Pancho disparait et Panchito, que personne ne semble pouvoir retenir, part pour la montagne. Sarita part à sa recherche pendant qu'un dinosaure a causé un stampede de bétail qui se dirige vers le village en pleine fête ! L'Allosaure n'entend pas à rire !

Que voilà une belle découverte pour un amateur de film de dinosaures qui ne l'a jamais vu et pour cause. Ce film que l'on pourrait qualifier d'ancêtre de The Valley of Gwangi, inspiré d'un récit de Willis O'Brien, est en général d'une lenteur et d'un intérêt bien mince, si ce n'était du monstre qui n'apparait que pendant les 18 dernières minutes. C'est donc une longue histoire d'amour jamais consommée et un jeune qui devient orphelin qui sont au centre de ce western qui met en vedette Guy Madison, longtemps vedette d'une populaire série télévise: The Adventures of Wild Bill Hickok, que l'on retrouvera dans des spaghettis westerns bien plus tard. Patricia Medina est sulfureuse en fiancée tristounette qui n'a d'yeux que pour Jimmy. Mais ce n'est pas eux qu'on veut voir, c'est ce coquin d'allosaure, animé par des inconnus avec une technique bâtarde pas très convaincante. Le monstre qui n'hésite pas à courir, des années avant que les paléontologues s'avancent à les voir autrement qu'en marcheurs lent, est d'un ridicule consommé avec sa langue hyperactive et sa peau d'un bleu bizarre. Le film a donc été peu vu et vite oublié, La Vallée de Gwangi mettant le clou dans son cercueil treize ans plus tard. N'empêche que c'est amusant pour tout amateur de bestiole qui passe au travers de la première heure !

   

L'ÎLE INCONNUE aka  UNKNOWN ISLAND - Jack Bernard avec Virginia Grey, Phillip Reed, Richard Denning, Barton MacLane, 1948, États Unis, 72m

L'aventurier Ted Osborne a convaincu sa fiancée Carole (Virginia Grey) de financer une expédition pour retrouver l'île qu'il a survolée durant la guerre et ou il a aperçu des créatures préhistoriques. On loue un bateau d'un capitaine retord et libidineux qui accepte en amenant également John (Richard Denning) qui a vu les bêtes et peut retrouver l'emplacement de l'île. Entre l'équipage qui menace de se mutiner et les périls de l'île qui abrite réellement des dinosaures, l'aventure sera périlleuse !

Six ans avant Godzilla, voici le premier film de dinosaure avec des hommes en costume de caoutchouc. Alors évidemment qu'il faut les prendre avec un grain de sel, mais la vision de ces nombreux bipèdes qui avancent péniblement ou de ces brontosaures qui semblent de petites maquettes, est tout simplement savoureuse. On est cependant fort surprit par ce gorille préhistorique, joué par le vétéran Crash Corrigan, à moins qu'il ne soit dans un des tyrannosaures, qui détonne, et il est difficile de savoir quelle grandeur il a, lui qui semble ici un peu plus grand que les humains, là se bat contre un Tyrannosaure ! La belle Virginia Grey laisse peu à peu tomber son excuse de fiancé pour s'intéresser au beau Richard Denning tout en repoussant constamment les avances du capitaine. Ce n'est pas un triangle amoureux, c'est la quadrature du cercle ! On pose régulièrement la question réentendue depuis, au nom de la science, peut-on mettre en péril des vies pour, en l'occurrence, prendre des photos ? On imagine que Carol va s'amuser pas mal après le film et pour ce qui est du sort de l'île, nul sait si elle devient un endroit pour touristes ou si elle sera victime d'un volcan, le sort habituellement réservé à ces endroit mythiques.

Loin des lézards maquillés habituels à l'époque, il fait bon voir ces dinosaures factices qui en feront rigoler plus d'un. Dans le documentaire de 52 minutes inclut, Alain Petit fait le tour des récits de mondes perdus, de leurs adaptations et des rip-off. C'est l'occasion d'évoquer le premier ONE MILLION B.C avec Victor Mature et ses lézards sur lesquels on a collé cornes et crêtes et qui ont servit de stockshot dans une dizaine de films subséquents. Petit évoque aussi les conditions difficiles de tournage et le procédé couleur qui donne des teintes si typiques. On croirait régulièrement être devant un film colorisé, que non, et cette palette singulière ajoute au charme nostalgique, à l'impression d'entrer dans un monde différent ou tout est possible. Petit racontera finalement comment il a vu dans sa jeunesse le film en salle française et comment il est toujours aussi magique pour lui. Un documentaire indispensable. Galerie de photos et bandes annonces complètent le dvd édité chez Artus Films. Mario Giguère

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La PLANÈTE DES DINOSAURES aka PLANET OF DINOSAURS - James K.Shea avec James Whitworth, Pamela Bottaro, Harvey Shain, Max Thayer, 1978, États Unis, 79m

Leur vaisseau spatial d'exploration sur le point d'exploser, l'équipage prend la navette d'urgence et atterrit sur la plus proche planète, plein de dinosaures ! La tension monte entre ceux qui se préparent à passer leur vie sur la planète et ceux qui croient que les secours vont nécessairement se pointer.

On ne fera pas semblant de rien, ce petit budget tourné suite au succès de STAR WARS et KING KONG ne propose rien de bien stimulant au niveau du scénario ou de ses acteurs amateurs. Non, il s'agit essentiellement d'un film intéressant pour ses dinosaures, dans la lignée du travail de Ray Harryhausen. On retrouve donc au générique Doug Beswick, un spécialiste en début de carrière qui avait déjà à son actif FLESH GORDON et qu'on retrouvera sur THE EMPIRE STRIKES BACK, ALIENS, EVIL DEAD 2 ou BEETLEJUICE et qui s'est depuis reconverti dans l'animation digitale pour la télévision et le cinéma. On note aussi Stephen Czerkas, artiste sculpteur. qui a depuis écrit sur les dinosaures (My Life with Dinosaurs) et dirige un musée dans l'Utah.

Les séquences manquantes du doublage français, offertes avec sous-titres, témoignent du bon goût des distributeurs de l'époque puisqu'il ne s'agit que de longs dialogues sur les divergences d'opinion qui augmentent entre le capitaine officiel de la troupe et le colosse qui ressemble au Capitaine Haddock avec sa barbe bien fournie et bien taillée ! L'entretien avec Christophe Lemaire, qu'il livre à l'horizontale, d'une durée de 23 minutes, fait la belle part au texte qu'il a écrit à la sortie du film. On apprécie d'y voir son Godzilla en compagnon fidèle ! Bref, un film à voir pour tout amateur de dinosaures dont je fais partie, ou les amateurs de ringardises qui apprécieront ce film qui semble sorti d'une époque beaucoup plus éloignée ! Mario Giguère

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KING DINOSAUR - Bert I. Gordon avec William Bryant, Wanda Curtis, Douglas Henderson, Patti Gallagher, Marvin Miller, 1955, États Unis, 61m

Surprise, une nouvelle planète arrive dans notre système solaire et s'installe assez près pour que l'on puisse envisager s'y rendre ! Construction de la fusée et choix de l'équipage, deux hommes et deux femmes, tous spécialisés pour explorer celle qui a été baptisée Nova. La planète avec de la végétation et de l'air renferme des animaux de divers continents et l'équipe adopte un petit ours. Attaque de serpents, de crocodile ou encore d'insecte géant, tout cela est oublié quand on veut explorer une île au large du continent. La terre aride recèle une foule de bêtes préhistoriques dont un King Dinosaur ou Tyrannausaurus Rex qui attaque les explorateurs. On ne voit qu'une solution en vue, se servir de la bombe atomique de secours ! Arrrghhhh !!

Second film pour Bert I Gordon, qui se spécialisera dans les créatures géantes, ici avec l'aide du One Million B.C. de 1940, mais aussi de tout un tas de stock-shots que l'on devine çà chaque fois que nos héros ne sont pas devant la caméra. Le d.but a carrément l'air d'un documentaire industriel, un peu pas mal farfelu, sur l'élaboration de la fusée. Les quatre scientifiques choisit ont peut-être les compétences respectives en médecine, biologie, géologie et tutti quanti, mais pour el sang froid que l'on imagine nécessaire pour l'emploi, on repassera. Les femmes crient devant le moindre animal, la blonde titille son futur mari et le met dans le pétrin, bref, les règles élémentaires de la sécurité sont ignorées en long et en large. La vision tardive des prétendus dinosaures en fera rigoler plus d'un, ébahis devant ces lézards légèrement maquillés qui veulent manger de la chair fraîche. L'utilisation de cette bombe atomique laisse bouche bée et achève le spectateur qui pourra y voir un autre exemple de l'approche bulldozer typiquement d'une certaine époque américaine. Tout ceci étant dit, l'exotisme rococo de la chose va en satisfaire plus d'un.

LOST CONTINENT - Sam Newfield avec Cesar Romero, Hillary Brooke, Chick Chandler, John Hoyt, Acquanetta, États Unis, 80m

Le major Joe Nolan (Cesar Romero) est appelé à diriger une équipe qui doit partir récupérer la boîte noire d'un missile nucléaire qui est tombé au sol, avant qu'un autre pays ne le trouve et s'empare des secrets de sa technologie. L'avion avec tout ce beau monde va tomber en panne et atterrir en catastrophe sur une petite île du pacifique et, armés de compteur Geiger et sur les conseils des habitants, ils vont gravir les parois d'un plateau sur lequel se trouverait l'objet recherché. Surprise, il y a des animaux préhistoriques, de véritables dinosaures sur ce "continent perdu". C'est donc sous cette menace constante qu'ils doivent retrouver la fusée le plus rapidement possible.

Si on a droit aux tentatives de conquêtes féminines du major et à une belle sauvageonne sur l'île, en l'occurrence Acquanetta, c'est une troupe pleine de testostérone qui constitue cette équipe de recherche. Entre le Major qui s'affirme à toute occasion, les scientifiques dont le principal est d'origine allemande et suscite la méfiance, sans parler du faire valoir comique, l'aventure est menée à bon rythme par Sam Newfield, prolifique réalisateur de série B. Le film tourné en noir et blanc devient teinté de vert sur le plateau, une idée simple qui fait son effet. Ses dinosaures en animation image par image sont le fruit d'Edward Nassour, un technicien peu connu comparé aux Willis O'Brien, Ray Harryhausen et autres artistes renommés. Pour cause, ses animations sont très limitées, mais sympathiques. On le retrouvera chargé des effets spéciaux sur la version américaine de Godzilla Raids Again et surtout à l'animation et à la réalisation de THE BEAST FROM HOLLOW MOUNSTAIN. Un autre film agréable à voir, mais qui n'a pas marqué l'histoire du septième art. Mais l'amateur de dinosaures saura apprécier ces scènes peu vues et la présence de Romero et des acteurs vétérans assure un visionnement qui vaut le détour.

On ne peut évidemment passer sous silence l'influence du roman d'Arthur Conan Doyle THE LOST WORLD, ou les romans d'Edgar Rice Burroughs et on se rappellera aussi du futur film de la Hammer au nom identique qui offrait des créatures et un scénario fort différents cette fois.

TWO LOST WORLDS - Norman Dawn avec James Arness, Kasey Rogers, Bill Kennedy, Gloria Petroff, 1951, États Unis, 58m

En 1830, le transport de marchandises par bateau est florissant. Kirk Hamilton est à bord de son voilier lorsque le navire est attaqué par des pirates. Le bateau endommagé et Kirk blessé, on arrête dans un port d'Australie ou on laisse Kirk récupérer pendant que le capitaine continue vers les Indes. Le beau brummel attire d'abord l'attention de Janice qui a bien l'intention de le marier, mais comme elle a seulement dix ans, c'est sa grande soeur Elaine qui va tomber dans l'oeil d'Hamilton. Malheureusement, elle est dèjà promise en fiançailles et voilà qu'arrivent les pirates qui kidnappent Janice et Elaine ! A leur poursuite, Kirk réussit à les sauver mais il échoue avec elles et l'amoureux blessé d'Elaine sur une île inconnue qui fourmille de dinosaures !

Voilà un bien étrange mélange de film de pirates, de triangle amoureux et de quelques extraîts du classique ONE MILLION B.C. de 1940 pour les créatures. James Arness, bien connu pour ses séries western ou son rôle dans la créature en titre de THE THING FROM ANOTHER WORLD, a la prestance requise et on ne doute pas un instant que toutes les filles de l'île veulent s'arracher le bel américain. Mais ce triangle est fort classique. Les dinosaures semblent ajoutés en dernier recours. L'inclusion des acteurs est également classique, du travail avec écran derrière les acteurs ou s'activent les lézards maquillés. Une curiosité oubliée qu'il fait quand même plaisir à découvrir ou revoir. La mise en scène est très fonctionnelle, le réalisateur Norman Dawn est reconnu comme étant le premier à avoir utilisé les mattes paintings sur verre. Mario Giguère

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