mise à jour 12 janvier 2018

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JACK L'EVENTREUR aka Jack The Ripper, 1976, Allemagne/Suisse 

Alors voila, tout le monde connaît cette histoire, c'est un deglingo qui zigouille des putes. Ici le personnage est joué par Klaus Kinski en plein dans sa période "j'ai pas de ronds et j'accepte tous les rôles".

Une des putes est jouée par Lina Romay qui danse un peu cul à l'air dans un cabaret, y a une vieille râleuse rigolote au commissariat, des pêcheurs qui récupèrent des mains au bout de leur hameçon (assez marrant), etc... On peut signaler une petite "goritude" avec la mutilation du corps de Lina Romay, mais bon, ça reste léger! Ce film est donc relativement moyen, ça se laisse regarder, mais ça s'oublie assez vite tout compte fait... Moins marrant que les productions ultra Z pour eurociné ou autres du pépère!

Enfin, on dirait que c'est quand même mieux que son Dracula antérieur qui était bien mou et ennuyeux!! Franfran

JASON GOES TO HELL: THE FINAL FRIDAY aka Le Châtiment de Jason: Le Vendredi Infernal aka Friday the 13th 9 aka Vendredi 13 9: Jason va en Enfer - Réal.: Adam Marcus Int.: John D. LeMay, Kari Keegan, Steven Williams, Kane Hooder, Steven Culp, Erin Gray, Rusty Schwimmer, Richard Gant, Leslie Jordan, 1993, États Unis, 91m

Suite à un piège tendu par une brigade spéciale d'intervention du FBI, le tueur mort-vivant Jason Voorhees est finalement anéanti grâce à des explosifs. Mais si son corps est en mille morceaux, son âme a survécu dans l'au-delà pour prendre possession du corps d'un médecin légiste; ceci afin de poursuivre ses ravages meurtriers. L'âme de Jason ayant maintenant le pouvoir de changer de corps à volonté, celui-ci semble plus invincible que jamais. Un chasseur de primes du nom de Creighton Duke est cependant au courant du secret de son immortalité de même que ses intentions: chercher à renaître en chair et en os par l'intermédiaire des membres de sa famille encore en vie. Duke espère convaincre l'un d'entre eux pour l'aider à en finir une fois pour toutes avec le zombie psychopathe. Le tout se terminera par un affrontement ultime là où tout a commencé: à Crystal Lake.

Après avoir déménagé ses pénates chez NEW LINE PICTURES, on pouvait espérer que la franchise FRIDAY THE 13TH se renouvèle après les déceptions qu'ont représenté les deux derniers volets, où à tout le moins laisser place à un peu de sang neuf pour en rafraîchir le concept à base d'horreur gore et d'humour. Annoncé dans le titre pour la deuxième fois comme étant le dernier film de la série, ce neuvième chapître ne laissera pas de souvenirs impérissables dans la mémoire des fans. En panne d'inspiration, les auteurs se sont contenter de plagier servilement THE HIDDEN et son idée maîtresse de l'âme surnaturelle criminelle qui peut changer de corps comme de chemise. Les emprunts ne s'arrêtent pas là puisque certains développements sont directement calqués sur des moments forts des films TERMINATOR et ALIEN. Cette paresse insipide dans l'écriture ne peut être compensée par les quelques flashs comiques amusants dans les scènes de meurtres. Un fan de la première heure de la saga assure la mise en scène avec plus d'indolence que d'enthousiasme, car le rythme demeure pénible en dépit d'un prologue explosif et d'une fin alléchante annonçant un futur duel sur les écrans entre Jason Voorhees et Freddy Krueger, duel qui aura lieu dix ans plus tard. La direction d'acteurs brille par son absence car l'interprétation est franchement ringarde. Étant moins présent qu'à l'accoutumé pour se faire valoir, Kane Hodder demeure tout de même à son aise derrière le masque de Jason. Mathieu Lemée

JASON X - Jim Isaacs, 2001, États Unis 

Quelques années dans le futur, Jason Vorhees est sur le point de se faire cryogéniser. Parce que personne n'a trouvé comment zigouiller ce gros enculé d'outre tombe, il faut au moins ça pour l'empêcher de nuire à autrui. Mais le professeur Cronenberg préfère étudier sa formidable aptitude à se régénérer tout seul comme un grand. Ni une ni deux, Jason se libère de ses chaînes et exterminent le petit monde environnant. Seule lui échappe une jeune femme fort jolie qui réussi à l'enfermer dans un caisson cryogénique, mais par une malheureuse dernière action de Jason, la pauvre se retrouve elle aussi cryogénisée.

XXVèm siècle après Jésus Christ, une équipe en vadrouille sur Terre découvre les deux corps congelés. La Terre n'est plus qu'une boule désertique et hostile sur laquelle il n'est plus possible de vivre. Ils embarquent donc les deux corps dans leur vaisseau et ramène la fille à la vie. Jason y arrivera bien entendu tout seul, sans l'aide de personne, et comme on ne se refait pas, il entame au plus vite son opération de destruction.

Le retour de Jason est high tech, ce qui est assez inattendu. Mais ce n'est pas parce qu'on change de décors que le film est différent, on l'a bien vu avec le 8èm opus à New York. Mais le XXVèm siècle, ça a l'air vraiment bien: toutes les filles sont de vraies bombes avec des corps de rêve et une activité sexuelle débordante. Tant mieux, sinon qui Jason aurait-il pu assassiner ?

Enfin bref, pas de quoi fouetter un chat, mais ça fait toujours plaisir de retrouver un vieux pote qu'on avait perdu de vue depuis un bail. Avec le temps, il a un peu changé, c'est inévitable, mais au fond, ça reste le même gars, assassinant de façon plus ou moins inventive et gentiment gore, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts qu'autrefois. On ne se refait pas... Kerozene

JUST BEFORE DAWN aka Survivance - Jeff Lieberman avec George Kennedy, 1981, États Unis

Cinq jeunes vont passer des petites vacances seuls dans une montagne. Sur leur chemin, ils croisent un alcoolique qui les avertit qu'un " démon " hante les lieux et les ordonne de fuir. Ils ne prennent pas au sérieux les menaces et continuent leur route pour s'enfoncer dans une forêt gigantesque où erre un dangereux tueur en série.

Malgré une prémisse calquée sur les FRIDAY THE 13th, JUST BEFORE DAWN de Jeff Lieberman ( le superbe SQUIRM ) reste l'un des meilleurs slashers du genre. Le point le plus fort du film, selon moi, reste l'excellent jeu des comédiens. Ayant vu plusieurs slashers, je peux affirmer qu'il s'agit d'une des rares fois où j'ai vu un réalisateur travailler avec des acteurs de ce calibre, ils sont tout simplement surprenants. Sinon, on note une histoire punchée, mais qui reste toujours vraisemblable ainsi qu'un suspense réussit. Il y a même quelques plans gores frémissant, mais aucun abus, rendant le film réaliste. Ce film mérite une plus grande reconnaissance. Oncle Freak

KILLER BASH aka BIZUTAGE MORTEL - David DeCoteau  avec : pleins de gros nazes !, 2005, Canada, TV

Alors voilà notre affaire : Robert Hyde, grand benêt à lunette devant l'éternel, est victime d'un bizutage en règle de la part de la très "Con-frérie" des Delta Boys. L'accident est inévitable et Robert, en voulant s'échapper, perd la vie en chutant dans l'escalier de sa fac (quel mort peu spectaculaire soit dit en passant !)

30 années plus tard, la moche, laide et souffre douleur de l'université, Becky Jeckyl (on remarquera en passant la judicieuse idée scénaristique dans le choix des noms de nos deux victimes - ben oui Hyde/Jeckyl... ça ne vous dis rien ? !!) trouve une bague ayant appartenue à Hyde... Et hop, la possession est jouée ! La vengeance sur la descendance Delta (les fils du taré du début donc) va pouvoir s'exprimer... Pour bien nous faire comprendre que Becky n'est plus elle-même quand elle tue à distance ses victimes, on lui a gentiment numérisé les pupilles en rouge vif...  ça c'est des effets chocs !

Rien n'est à sauver du naufrage, car ici, pas d'effets gores ni de meurtres spectaculaires, pas de scènes de cul. Bref, une véritable honte pour un nanar de dixième zone...

Un DeCoteau à laisser DeCôté donc !! Ho Ho Ho Ho ! Marc Evil

LAID TO REST - Robert Hall avec Bobbi Sue Luther, Kevin Gage, Thomas Dekker, Richard Lynch, 2009, États Unis

Une jeune femme se réveille à l'intérieur d'un cercueil complètement amnésique et un tueur en série muni d'un crane d'acier et d'une caméra à l'épaule est à sa poursuite. Après avoir échappé à une première attaque, elle est prise en stop par un automobiliste qui la conduit chez lui. Bientôt le tueur réapparait.

Il s'agit d'un excellent drame d'horreur où, oui, les personnages peuvent agir de façon un peu niaiseuse à la HUMAN CENTIPEDE. Mais la production est de premier ordre. Excellente photo, une interprétation compétente et quand même d'assez gros moyen pour un petit budget (une grue). Tellement que si on ne le savait pas, le film pourrait passer pour un gros budget. Le film est réalisé par Robert Hall qui est un vétéran des make-up et des effets spéciaux qui est pas mal versatile au niveau de toutes les sphères de la production de film. Le tueur, Chromoskull a un excellent look et est appelé à devenir très populaire et une nouvelle icone pour le genre comme un Jason ou un Freddy. Ce n'est pas peu dire. Et il y a en bonus le vétéran Richard Lynch. Il y aura bientôt une séquelle avec Danielle Harris. À découvrir ! Black Knight

LAS VEGAS BLOODBATH - David Schwartz avec Ari Levin, Rebecca Gandara, 1989, États Unis, 78m

Sam trouve sa femme qui vient de le cocufier et il pète un plomb, tue les amants et part en voiture avec la tête de madame. Pas de bonne humeur, il veut faire payer toutes les femmes qui sont "toutes comme son ex". Après quelques meurtres crapuleux, il espionne un tas de jeunes femmes qui s'apprêtent à regarder l'émission de "oil wrestling" à laquelle elles ont participées.

B.L.O.W., comme dans "Beautiful ladies of Oil Wrestling" et acronyme de "petite gâterie" est une organisation de combats de lutte de femmes huilées. C'est autour de ces jolies femmes que David Schwarts écrit, produit et réalise son film de massacre à petit budget. L'introduction des lutteuses est tout simplement interminable, elles mangent des beignes, boivent de la bière, développent des cadeaux, jouent aux cartes, commandent de la pizza, la mange ! On a presque hâte que le tueur arrive. Tout cela est très bas de gamme, sauf pour les effets spéciaux qui sont surprenants, la scène de la femme enceinte qui se fait éventrer étant étonnante. On en dira pas autant des démembrements ridicules, ni de l'ensemble de la chose, une excuse de film misogyne amateur. D'ailleurs on ne trouve plus trace de David Scwartz après cet unique "effort". Mais on trouve toujours les organisations les lutteuses huilées ! Mario Giguère

LOVERS LANE aka LOVERS ROAD aka SOUVIENS-TOI... LA SAINT-VALENTIN - Jon Steven Ward, 1999, États-Unis

Voila un bel exemple de néo-slasher qui refoule du derche ne fonctionnant que sur la base du recyclage de clichés alors très en vogue. Le film tape à ce point dans le pompage qu'il va carrément voler son tueur à SOUVIENS-TOI L'ETE DERNIER: un vilain monsieur encapuchonné et armé d'un crochet. Le terrain de jeu favori de ce saligaud, c'est Lovers Lane, cette petite route isolée où se donnent rendez-vous les jeunes couples désireux de se faire quelques papouilles à l'abri des regards indiscrets. Et si possible en période de St-Valentin. Nous avons donc une brochette de jeunes qui sortent pour boire des bières en cachette et fumer des joints et qui se font dessouder à coups de crochets les uns après les autres dans des scènes très peu graphiques avant un twist proche de SCREAM. De cette soupe filmique d'une désolante banalité, il ne faut retenir que la présence d'une toute jeune Anna Faris, future héroïne de la saga SCARY MOVIES et du MAY de Lucky McKey. Bon, même si vous aimez bien Anna Faris, il n'est peut-être pas nécessaire de vous farcir cette bouse... Kerozene

LUNE DE SANG  aka Bloody Moon aka Profonde Tenebre aka Die Säges des Todes - Jess Franco, 1981, Allemagne, 85m

Un maniaque défiguré qui est affublé d'un masque de Mickey Mouse poignarde une fille avec une paire de ciseaux dans l'estomac. Il est envoyé dans un hôpital psychiatrique. 5 ans plus tard (ou 2 ans selon la jaquette du film ou après seulement 1 mois selon une protagoniste du film, faites votre choix !), il en sort. Sa soeur jumelle qui en a la garde ne doit absolument pas, selon notre docteur Jesus Franco, l'exposer à des situations où il pourrait se souvenir de ce triste événement. Or, sa soeur, ne trouve rien de mieux à faire que le ramener sur la même île où avait eu lieu le meurtre ! Ca tombe bien, puisqu’il y a un camp d'été qui offre des cours de langues et où de nombreuses étudiantes sexy résident sur place. Et bien entendu, les meurtres recommencent...

LUNE DE SANG est visiblement une oeuvre de commande pour Jess Franco. Ce film reprend à l'européenne les ficelles du slasher américain cheap à la FRIDAY THE 13TH et autres HALLOWEEN. Le film bénéficie d'un scénario plus travaillé que d'habitude pour une production Franco et son style n'est aucunement présent à l’exception de quelques scènes de voyeurisme. Au début du film, nous avons affaire à un film de psychokiller typique et conventionnel. Mais à mesure que la fin approche, le film se démarque par quelques rares trouvailles scénaristiques qui permet au film de surpasser le créneau des slasher bas de gamme pour s'élever à un bon produit. La trame sonore offre une musique typiquement disco qui est conforme à l'époque du film. D'après ce que j'ai pu constater de ma copie pan&scan, la photographie était assez mauvaise et le cadrage affreusement nul. Mais peut être que dans la version écran panoramique du film, ca peut être mieux. En général, le film demeure très moyen. Par contre, il y a une scène très intéressante qui mérite la location de ce film: une jeune fille avide de sperme embarque dans la voiture d'un inconnu affublé d'un masque, elle n'a aucun soupçon. Ensuite, elle se laisse attacher sur une planche par ce même type, croyant avoir affaire à un amant fétichiste. Et elle ne commence à se douter qu'il y ait quelque chose de pas normal que lorsque notre ami mets en marche une énorme scie circulaire qui est destinée à la tuer ! Une scène particulièrement originale, dans un film particulièrement moyen.  Black Knight

Pour ma part, j'ai adoré les deux fois où je l'ai vu. Je n'irais pas jusqu'à dire que la direction photo est nulle. L'image un peu granuleuse est probablement due au transfert, mais on reconnaît la texture typiquement espagnole de la pellicule. Les scènes se déroulant dans le jardin de la villa, en plein soleil, sont particulièrement réussies. Le film se démarque entre autres de ses cousins pauvres par sa technique majestueuse. Franco sait à chaque fois OÙ placer sa caméra et ça se sent. Je crois savoir qu'il n'a pas écrit le scénario, ce qui expliquerait la pauvreté de certaines répliques peu subtiles, mais leur vacuité un peu absurde fait écho au "style" Franco et ne me dépayse pas, en tant que fanatique de Franco, le moins du monde. Orloff

MACABRE PARTY aka KILLER PARTY aka The April Fool - William FRUET, 1985, États Unis

Un campus comme il en existe tant aux États-Unis. C'est là que se rendent tous les jours (quelle chance), trois inséparables amies. Jusque là, tout va bien, sauf que sur ce fameux campus s'élève une mystérieuse (si, si, vraiment mystérieuse) vieille demeure. Des légendes circulent sur cette bâtisse (bain dit donc!!!). Malgré cela, notre trio de charmantes fifilles n'hésite pas un jour à aller la visiter... Sans se douter le moindre instant (faut dire qu'elles sont un peu connes), qu'un vilain (vraiment vilain) personnage les surveille...

Que dire sur ce film d'ados ???

Bin !!! Qu'il est vraiment mal torché.

Nul, merdique, avec des dialogues ridicules (ouais arrête de penser, tu vas te décoiffer ou j'vais m'enfiler un concombre qu'elles disent en rigolant).

Que dire aussi sur les acteurs et actrices qui sont d'ailleurs tous cuculs la praline de long en large et en travers.

Et la musique dans tout ça, héhéhéhé, j'en pouffe de rire (j'ai encore mal la tête).

Non, vraiment, je vous le déconseille sur tous les points. En + même pas de bonnes scènes gore, c'est pour dire.

Demain, j'aurais oublié ce film... 

Voilà ce que j'en pense !!! Badboy 6893

MADMAN - Joe Giannone, 1981, États Unis

Au cours de mon adolescence, j'ai eu l'occasion de voir énormément de slashers, ces films où un tueur fou trucide un par un les membres d'une bande d'ados habituellement niais. Je n'avais cependant encore jamais vu Madman, réalisé par Joe Giannone, dont la carrière s'arrêta là où à peu près. Il en va de même pour plusieurs des interprètes du film, d'ailleurs.

Doit-on résumer un slasher ? On peut toujours : c'est la fin de l'été, et les moniteurs d'un camp de vacances sont réunis avec les enfants dont ils ont la charge autour d'un feu de camp. Le plus âgé des moniteurs raconte la légende de " Madman Marz " (Un bonhomme très méchant, apprend-on, qui battait sa femme, buvait à la taverne et aimait se battre). Un jour, Marz devient dingue, tue sa famille. Il est rapidement lynché et pendu par la populace de rednecks environnante, mais, au petit matin, son supposé cadavre a disparu. Sa maison, maintenant abandonnée, se trouve à proximité du feu de camp. Depuis, quand un promeneur imprudent a l'habitude de chuchoter son nom, Madman vient le tuer.

- Et c'est quoi le nom du tueur ? demande bêtement l'un des garçons après avoir entendu la légende.

Et l'autre de répondre à plusieurs reprises :

- Madman Marz.

Le garçon, sans doute avide de prouver sa virilité, lance une roche qui brise un carreau de la maison Marz et crie :

- Eh, Madman Marz, viens nous chercher...

On devine le reste : le bonhomme Marz ne se fait pas prier et se met à décimer tout le monde.

Les personnages sont tous plus stupides les uns que les autres, s'exposant au danger avec une telle constance qu'on les croirait candidats au suicide assisté. En plus, sans vouloir faire de l'élitisme physique, ils sont moches. Il est difficile de ne pas sourire quand on voit une scène d'amour pathétique entre deux laiderons (la fille a de gigantesques yeux de poisson morts et le type est à son niveau) qui tournoient dans un sauna en se faisant des œillades ravageuses, le tout sous une ballade kitsch à la sauce 80s. On a également droit aux autres clichés des slashers 80s : le premier qui meurt est celui qui est ivre, il est risqué pour sa vie d'avoir des relations sexuelles ou de montrer ses seins, etc.

L'interprétation n'est pas toujours de premier ordre, tout particulièrement l'une des enfants qui est supposée être traumatisée. Absolument pas convaincante, elle dit des répliques du genre : " I was so scared I couldn't open my eyes ", alors qu'elle sourit en ânonnant son texte péniblement mémorisé.

Le film demeure malgré tout amusant, peut-être parce qu'il constitue un document d'époque, vu 23 ans plus tard. La musique au synthétiseur prend alors une valeur bizarrement nostalgique, de même que l'ensemble de cette série B sans prétention. Quelques effets-choc sont par ailleurs efficaces et contribuent à rendre ce Madman pas ennuyant du tout, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

Le DVD contient la bande annonce cinéma, plusieurs bandes annonces télé et un commentaire audio sympathique, même s'il n'est guère transcendant. Howard Vernon

MASSACRE HOSPITAL aka HOSPITAL MASSACRE aka X-RAY aka BE MY VALENTINE, OR ELSE... aka WARD 13 - Boaz Davidson avec Barbi Benton, Charles Lucia, Jon Van Ness, John Warner Williams, Den Suries, États-Unis, 1983, 1h18

"Dans un grand hôpital américain, une main mystérieuse assassine, les uns après les autres les médecins et le personnel hospitalier. Les cadavres sont horriblement mutilés. Crimes atroces perpétrés par un fou dangereux ou un maniaque, la terreur s'empare des malades... Susan pourra-t-elle s'échapper de ce cauchemar ?"

Plus slasher que cette série B de 1981, tu meurs ! Justement, on meurt beaucoup, et avec d'horribles souffrances, dans ce MASSACRE HOSPITAL. La jolie Susan (Barbi Benton, une ex-"Playmate of the Year" généreusement exposée par une réalisation très voyeuse), admise pour un bénin contrôle de santé, réussira t-elle à en sortir vivante ? Tout le suspense du film est là. Respect strict des trois unités (temps, lieu, action), montage hyper-nerveux (78 minutes de bande seulement !), grande variété des mises à mort (pendaison, coups de poignard, passage au vitriol, strangulation, scie circulaire, hache, seringue) : toutes les règles du genre sont suivies à la lettre par le scénarise Marc Behm (par ailleurs auteur d'appréciables romans de série noire, dont Mortelle Randonnée, adapté au cinéma en France) pour que l'on ne s'ennuie pas. Bref, un slasher qui sait faire parler la poudre à défaut de l'avoir inventée (la mise en scène n'est pas renversante). Dans la bonne moyenne d'un genre qui a depuis engendré une douteuse descendance. Son réalisateur, le cinéaste d'origine israélienne Boaz Davidson, est aujourd'hui l'un des piliers de la prolifique compagnie Nu Image, spécialisée dans le "direct to video" de plus ou moins bonne qualité... Stelvio

  The MEATEATER aka Le Charognard - David Burton Morris avec Peter Spitzer et Dianne Davis, 1979, États Unis, 85m 

Alors qu'une famille de banlieue décide de se payer un vieux cinéma décrépit, une série de meurtres sur des adolescents, dans la salle, vient mettre en danger l'entreprise.

Vous ne risquez pas d'avoir bien peur avec MEATEATER, vous risquez non-seulement de vous endormir, mais également de faire une indigestion esthétique, CAR BON DIEU QUE C'EST LAID! Série Z visiblement fait à la va vite, on sent que la réalisateur n'était pas un manche, parce que certaines scènes de meurtre sont pas mal, c'est tout ce qu'il y a entre les meurtres qui est chiant et toute cette histoire de mystère autour du tueur. Ça a ce bon vieux feel du film fauché des années 70, sans aucun fun par contre. Rien de renversant ni d'intéressant. Abba

MEMORIAL VALLEY MASSACRE - Robert C. Hughes, 1988, États Unis

Ce film que j'ai regardé récemment est un "so bad, it's good" savoureux. Ça débute avec un titre cheapo remis par après (le titre original étant MEMORIAL VALLEY) et le générique suit avec le même "font" que celui de HILLS HAVE EYES. On voit où on s'en va.

Des groupes de campeurs se retrouvent au Memorial Valley Campground qui ouvre ses portes malgré le fait que le parc a son lot de travaux à terminer (les toilettes ne marchent pas, etc). Les groupes choisissent leurs "spots" et on enchaîne avec la connaissance de ces gens merdiques avec des hairdos suspects des années 80: il y a les bikers méchants, une famille de riches (avec un gros lard gâté comme fils), deux ados avec un pétasse qui s'amuse à faire l'agace et plusieurs autres sans oublier le chef du camp et l'apprenti...

Qu'arrive-t-il à ce beau monde?! Eh bien, y a un mec qui vit dans une caverne pas loin et il se contente de grommeler des trucs voyant ces campeurs envahir son environnement. Il pique une crise et on sait ce qui va suivre.

Ce film est vraiment à découvrir si vous aimez perdre votre temps d'après-midi à rire d'un film qui se prend royalement au sérieux avec un mec des cavernes qui est plus propre que n'importe quel des campeurs (sauf peut-être avec ses quelques tâches de cire à chaussure sur la gueule)...  Les acteurs sont pourris, mais d'une pourriture hilarante qui ne fait qu'augmenter notre plaisir et pour le reste, on en parle pas. On note la présence d'Amber Newman dans le rôle de l'agace qui joue sous un pseudo. Ce film se retrouve à être amusant ou emmerdant selon votre point de vue. Bad Feeble

Effectivement, sans être indispensable, le film se regarde avec plaisir, malgré le peu de gore ou de nudité souvent associé au genre. L'idée de base est d'un ridicule consommé, cet "homme des cavernes" recherché depuis des années se montre le nez régulièrement. Faire de la publicité pour des marque de bière locale en jetant les canettes dans le parc n'est pas non plus génial ! Que la plus prude des dames soit la seule à vouloir s'amuser sous la tente surprend aussi. Ne vous fiez pas au nom de Cameron Mitchell, il n'apparaît que durant les cinq premières minutes en propriétaire qui n'a pas suivit les travaux ! Mario Giguère

MOUNTAINTOP MOTEL MASSACRE - Jim McCullough Sr, 1986, États Unis, 1h35 

Evelyn est légèrement folle, mais avec la désinstitutionalisation et les légères phases de lucidité, son psychiatre décide de la relâcher et de la considérer guérie, alors elle retourne pesamment s'occuper de son motel cheap en haut d'une montagne dans les bois de la Louisiane. Sa fille est évidemment une drôle de demoiselle, isolée comme elle l'est, et joue avec sa poupée et ses lapins pour tromper l'ennui. Mais sa maman n'aime pas les lapins, puisqu'elle coupe en morceaux le bel albinos qui a osé s'aventurer dans son potager. Une fois ce sauvage lapinicide commis, elle ira inexplicablement engueuler sa fille à grands coups de serpe, ce qui bien entendu aura des conséquences funestes sur la santé de celle-ci.

Le shérif et les ambulanciers, arrivés sur les lieux, essaient de la faire revenir à la vie avec un petit massage cardiaque et un défibrillateur, mais les blessures à l'arme blanche n'ont jamais été reconnues pour être réversibles. Enterrement, donc, et la vie continue dans le petit bled pourri, avec une nuit d'orage qui amène au motel un assortiment varié de ploucs, attirés autant par les "petits prix" pratiqués par la maison que par le fait que c'est le seul foutu motel des environs.

J'apprends avec stupéfaction que ce film est sorti en DVD chez Anchor Bay. Eh ben ! Ils ont déjà entamé une série douteuse avec la sortie de MADMAN... Espérons qu'ils continuent sur cette voie et qu'ils déterrent encore d'autres obscurités semblables !

Car ce MOUNTAINTOP MOTEL MASSACRE a beau être lent à démarrer, et avoir à son bord des acteurs semi-amateurs, il s'en dégage néanmoins une atmosphère du tonnerre, malsaine à souhaits. Peut-être est-ce l'éclairage et la direction photo soignée, ou alors seulement l'idée d'une vieille schizophrène obèse et la performance de son interprète, mais ça fonctionne ! Evelyn est jouée par Anna Chappell, qui n'est pourtant apparue que dans MAN IN THE MOON en '91, et qui a ici tous les tics requis pour que l'on trouve son personnage troublant et repoussant.

Avec des personnages secondaires qui ne servent pas que de chair à canon - on s'attarde notamment sur leurs drames personnels, et un léger propos social vient teinter quelques dialogues, ici et là - et une trame musicale tout à fait appropriée, on a là la recette d'un film pas joyeux du tout, que pratiquement aucune touche humoristique (volontaire) ne vient alléger. Evelyn manipule des serpents, des rats et des coquerelles, pour appuyer sa folie, et pour amplifier le "gross out factor" sans doute !

On remarque la présence de Bill Thurman dans la peau d'un révérend alcoolo, lui qui est vétéran du trash américain avec des rôles dans CURSE OF THE SWAMP CREATURE en '67, dans MARS NEEDS WOMEN la même année, et dans - tiens donc ! - 'GATOR BAIT en '76 ! Le réalisateur, Jim McCullough Sr, qui adapte un scénario de son propre fils, n'a que quelques réalisations à son actif, dont VIDEO MURDERS en '88. Il parvient tout de même à installer les événements habilement et à nous faire vivre, pendant 95 petites minutes, une drôle d'expérience. Orloff

MURDER LOVES KILLERS TOO aka MEURTRES - Drew Barnhardt, 2009, États Unis 

Prenez quelques jeunes adultes un peu délurés prêts à faire la teuf pour un week-end de débauche, un chalet isolé au milieu d'une forêt montagnarde bien touffue et un tueur en série, et vous avez les ingrédients de base pour un slasher de base. Par chance, Drew Barnhardt a eu la bonne idée de ne pas se contenter de la base: il a injecté dans son scénario une bonne dose d'humour noir et s'est surtout amusé à casser quelques clichés qui ne méritaient que ça. Qu'on se rassure, on garde les principaux. On a bien une scène de beuverie, une scène de sexe avec plans-nichons et les habituelles vannes niaises entre protagonistes un peu glands, mais là où le film tire son épingle du jeu, c'est d'abord au niveau du ton ironique adopté par son auteur et qui débouche sur un humour inhabituel pour le genre. Un humour qui n'est certes pas exempt de sarcasmes mais qui ne se moque pas du genre lui-même. Au contraire, Barnhardt salue d'ailleurs ses maîtres à penser via une bande sonore plutôt bien troussée et pleine de vitalité signée Ryan Franks (qui tient un rôle dans le film) qui cite aussi bien Fulci que Carpenter. Mais ce qui détonne le plus est la façon dont le tueur est ici présenté. Très rapidement, c'est à dire au bout de cinq petite minutes, celui-ci apparaît à visage découvert et entame sa sinistre besogne avec une certaine lassitude. En un seul plan, on sait que le réalisateur adopte une approche rarement (jamais?) vue dans le petit monde du slasher et que son tueur ne ressemblera à aucun autre. Et le résultat est tout bonnement étonnant : il empreinte une direction inattendue qui peut aussi bien séduire son audience que la laisser dubitative. Personnellement, j’ai été complètement séduit. A côté de ça, le jeune réalisateur parvient à nous livrer quelques scènes bien stressantes qui compensent aisément des meurtres pas franchement inventifs dénonçant l'étroitesse du budget. Il parvient également à nous livrer quelques plans séquences foutrement bien orchestrés qui permettent de mettre de côté une photo un peu tristounette. Une réalisation inventive donc et un scénario surprenant... "Murder Loves Killers Too" a beau être tout fauché, il n'empêche qu'il s'impose comme le meilleur slasher depuis fort longtemps. Kerozene

The MUTILATOR aka Fall Break - Buddy Cooper, 1984, États Unis, 86m 

Une maman pure 80's termine la préparation d'un gâteau pour la fête de son mari. Dans la chambre d'à côté, un gosse imbécile décide, en guise de surprise, de nettoyer les fusils de chasse de son père...  POW ! Un coup de 12 dans le dos de maman (ralenti à l'appui). Papa arrive...  bon anniversaire. SLAP ! Le gosse en mange une. On se retrouve plusieurs années après l'incident lorsque ce même gosse est maintenant en vacances de graduation avec ses potes (quelques dames aussi) et se cherche quelque chose à foutre. Le paternel devenu un soulon de premier ordre lâche un coup de fil pour dire à fiston d'aller fermer le chalet situé tout près de la plage. Alors fiston et les copains s'en vont là pour faire la fête, mais le paternel psychotique n'est pas trop loin et son goût de la chasse lui reprend tout à coup......

Ouch ! Film typique des années 80, mais disons que la qualité n'y est pas (grande surprise !). J'avais des souvenirs mitigés de la chose et le négatif a définitivement pris le dessus sur cette effroyable chose lors d'un nouveau visionnement. Dialogues insipides, personnages exécrables, longueurs interminables, seuls les meurtres amènent un peu le sourire et divertissent avec le gros gore sanglant qui les accompagne. D'autant plus que ce film a le doublage français le plus horrible (ou le plus rigolo) que j'ai jamais entendu ! Tous les personnages s'expriment avec des voix nasillardes abrutissantes qui s'avèrent hilarantes au départ, mais se transforment peu à peu en torture plus le film avance. On se retrouve là avec un slasher cheap de l'époque avec beaucoup d'ennui entre les scènes sanglantes et au final, notre temps s'est évaporé à tout jamais et avec un peu de chance le souvenir de ce film va suivre. Bad Feeble

MY BLOODY VALENTINE aka MEURTRES A LA SAINT-VALENTIN - George Mihalka, avec Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight, Alf Humphreys, 1981, Canada, 1h27

"Il y a vingt ans, un tragique accident dans une mine, le jour de la Saint-Valentin, tua cinq mineurs. Le seul survivant de la catastrophe, Harry Warden, dut être interné dans un établissement psychiatrique. Un an après, le jour anniversaire de la catastrophe, il revint accomplir sa vengeance. 19 ans ont passé et les souvenirs se sont quelque peu estompés. Soudain on apporte une boîte de bonbons contenant un message anonyme et un coeur dans un bain de sang. Avant la fin de la nuit, la terreur va s'abattre à nouveau..."

Le résumé proposé par la vidéo CIC d'époque ne peut laisser aucun doute : ce film canadien produit par la Paramount respecte toutes les règles énoncées une paire d'années plus tôt par John Carpenter (HALLOWEEN) et Sean S. Cunningham (VENDREDI 13). Le traumatisme passé qui refait surface, la bande d'adolescents en pleine montée d'hormones qui se retrouvent au coeur de l'intrigue, le shérif un peu bas du front qui refuse de croire à l'existence d'un tueur, la "signature" utilisée par le psychopathe à chacun de ses meurtres : rien ne manque ici. MEURTRES A LA SAINT-VALENTIN constitue une réjouissante variation sur le genre. Le cinéaste canadien George Mihalka utilise au mieux ce décor inhabituel, un petit village minier. Le sujet est suffisamment pris au sérieux pour que l'on suive l'intrigue sans trop penser aux limites du genre (comme le moment, incontournable, où l'une des adolescentes, forcément pulpeuse et bêtasse, part seule à la recherche de son prétendant disparu). Les sombres et profondes galeries de la mine offrent au meurtrier à la pioche un théâtre à la mesure de son sadisme. Le film reste d'un bout à l'autre "tenu" et bien maîtrisé. Rarement gueule noire aura autant fichue la frousse. Bref, de l'excellent travail d'artisan en cinéma d'exploitation ! Stelvio

MY BLOODY VALENTINE 3D aka Meurtres à la St-Valentin 3D- Patrick Lussier avec Jensen Ackles, Jaime King, 2009, États Unis, 101m

J'ai eu la malchance d'assister à l'une des projections "en deux-dimensions" de MY BLOODY VALENTINE 3D ! L'un des éléments que j'ai d'ailleurs tout de suite remarqué, c'est d'ailleurs que le film est clairement tourné dans l'optique 3D (on passe son temps à nous balancer des coups de pioche ou autres objets en pleine gueule)... Vous avez sans doute eu l'occasion, à une ou deux reprises, de voir "à plat" un film prévu pour une projection "en relief". L'expérience n'est pas forcément des plus heureuses. Conséquemment, mon verdict est quelque peu biaisé.

En fait, il y a peu de choses à dire sur ce produit de consommation courante dont l'attrait majeur était sûrement le 3D. L'idée de base est relativement fidèle au film de 1981 : le mineur fou Harry Warden est toujours au coeur de ce récit qui s'attarde à décrire les meurtres que subit une petite ville minière hantée par l'homme à la pioche. Le scénario et son enquête policière ne sont que des prétextes à engraisser une intrigue orbitant autour d'une série de meurtres violents.

Même si le film s'inscrit dans la lignée des slashers, il rappelle plus certains films américains des années 90 où l'on se plaisait à métisser le genre avec le whodunit. Le résultat, sans être ennuyeux, n'est pas forcément transcendant.

Quelques bons points: la présence du vétéran Tom Atkins dans un rôle de premier plan ; des moments de suspense efficaces ici et là ; la mine, décor singulier aux possibilités intéressantes ; une réalisation routinière mais correcte.

Des points faibles : effets par ordinateur absolument pas convaincants, des longueurs, des dialogues parfois risibles, un film impersonnel et sans réel investissement artistique destiné à une obsolescence rapide, un scénario sans surprises, un manque d'atmosphère...

C'est un film qu'on peut voir à la rigueur en DVD mais qui sera loin de passer à l'histoire. Oncle Vernon

A NIGHTMARE ON ELM STREET - Samuel Bayer avec Jackie Earle Haley, Kyle Gallner, Rooney Mara, Katie Cassidy, 2010, États Unis, 95m

Des adolescents sont hantés dans leur rêves par un tueur sanguinolent.

Les scènes clef du premier film sont reprises, mais elles sont platement filmées. Ce qui marque dans ce film est que le rôle du petit copain de Nancy ne meurt pas brièvement au début et que ce rôle perdure pendant le film et que Freddy de son vivant n'est pas un tueur en série, mais un pédophile.

Le film suit la trame de l'original mais déborde sur d'autres scènes et évènements. Bref, c'est un film correct. Mais l'original est mieux en tout point. Les acteurs de l'original sont plus charismatiques et la musique originale manque à ce film. Black Knight

Des adolescents ont des rêves mortels. Pendant leur sommeil, ils sont pourchassés par un être diabolique doté de griffes meurtrières. Ils doivent se réveiller à temps avant de se faire trucider par l'inquiétant Freddy Krueger. Voyant ses amis mourir l'un après l'autre, Nancy fait tout pour rester éveillée. Elle en profite pour mener une enquête sur cet homme qui serait peut-être issu de son passé. La jeune femme se remémore peu à peu une histoire qui a bouleversé les gens de son entourage. Pour en finir avec son bourreau, elle n'aura aucun autre choix que de l'affronter...

Premièrement, je doit dire que j'ai vu toute la saga Freddy dans ma jeunesse et j'en ai eu de l'insomnie et je sais ce qui a amené Freddy a devenir ce qu'il est devenu et comment. Ce remake est une vrai honte envers la saga originale non seulement on y voit que deux petits meurtres, ce qui est réellement maigre comparé aux nombres de ses victimes dans un des films de la saga, n'importe lequel, mais en plus ils en ont fait un pédophile complètement ridicule. Il devrait y avoir une loi contre ce genre de chose concernant les remakes. On ne peut changer ce genre de détails cruciaux dans un remake. Ce film m'a non seulement déçu mais insulté. En temps que fan de Freddy je n'ai même pas ressentie un petit frisson tout au long du film à part un profond dégout. Le pire est l'acteur, il ne ressemblait même pas un tout petit peu au personnage original de Freddy ni dans son look et encore moins dans sa façon de traquer ses victimes. Il a toujours aimé jouer un maximum avant de les achever, ce qui n'a pas du tout été le cas dans cette merde ultime. ForceduMal

A NIGHT TO DISMEMBER - Doris Wishman, 1983, États Unis

Doris Wishman, dans sa perpétuelle quête cinématographique indépendante, signa des titres uniques et fatalement hors normes, comme le confirme A NIGHT TO DISMEMBER - son dernier film avant une pause de 18 années de repos sans doute bien méritées (ou nécessaires aurait pu nous confier son psy). Globalement incompréhensible, visuellement expérimental, sanguinairement radical, ce film nous conte les mésaventures de la famille Kent dont les membres se font zigouiller de manière aussi incompréhensible qu'absurde tous les 15 octobre. Pourquoi le 15 octobre ? Jamais nous ne le saurons, mais toujours est-il que le nom de Kent promet au mieux un couteau dans les tripes, au pire une hache en plein front. Suite à une accusation de meurtres, l'une des filles Kent est internée en hôpital psychiatrique. Cinq ans plus tard, elle réintègre le foyer familial, ce qui ne plaît guère à son frère et à sa soeur qui vont tout mettre en oeuvre pour la faire replonger dans la folie.

Doris Wishman ne perd pas son temps et aligne les scènes de nu féminin (peu) avec les scènes de meurtres sanglants (quasiment incessantes). Si les principes narratifs les plus basiques semblent avoir été mis de côté - et par conséquent récupérés par une voix off accompagnant le spectateur tout au long des 69 minutes du récit, Wishman se rattrape comme elle le sent en bidouillant gaillardement ses images: la caméra virevolte, les gros plans sur les gorges tranchées n'ont jamais été aussi gros, les coups de hache sont grossièrement théâtraux, le montage rappelle l'avant-garde expérimentale du début des années soixante... Le spectacle, objectivement mauvais et incontrôlé, s'avère tellement énorme et démesuré qu'il en devient fascinant. Certaines scènes s'avèrent carrément magiques, comme ce meurtre joué au ralenti par des acteurs poignardant on ne sait trop qui et diffusé en négatif. La musique en total décalage navigue volontiers et sans raison entre des violons dramatiques et du easy listening guilleret. Incompréhensible, très gore (têtes tranchées, ventres poignardés, coeur arraché, ...), parfois sexy (la star du X Samantha Fox se fait hacher dans sa baignoire - bon, ce n'est pas vraiment sexy, mais on fait avec..) et constamment déroutant, A NIGHT TO DISMEMBER reste un cas unique de série Z expérimentale sanglante, à regarder avec modération. Mais à regarder quand même! Kerozene

NIGHT SCREAM - Noel Nosseck, 1997, États Unis, TV

Prenez une bande de collégiens qui veulent faire la fête, plus deux psychopathes échappés d'un asile, mixez le tout et vous obtenez une merde, dialogue hilarant sans queue ni tête, un gros bouffon qui se pense drôle...zzzzzz, un père qui encourage son fils a devenir une vedette de football ,un maniaco-dépressif qui, s'il ne prend pas ses médicaments, va péter sa coche, bon là on a tous nos freaks show pour faire un film de série B. Nos deux assassins sont dans le sous-sol, qui tuent les ados l’un après l'autre, comme de fait personne ne s'en rend compte, pis à un moment donné l'un des deux déséquilibrés décide de tuer l'autre, après on a droit a un méchant carnage. Tout le monde y passe, pis quand  les policiers arrivent sur les lieux c'est le maniaco pis une autre fille qui ont survécu. Bin oui, une final a la Santa Barbara, c'est le malade qui se fait accuser à cause qu'il était supposément dangereux quand il ne gobais pas ses médicaments. Maudit film plate, dire que j'ai perdue 1:30 de mon temps à écouter ca. Rana

PARANOID aka FRIGHTMARE - Ash Smith, 2000, États Unis 

Dans une bourgade américaine, des lycéens tentent de financer un voyage d'étude grâce à l'exploitation d'une maison hantée agencée pour les fêtes d'Halloween. C'est à ce moment que décide de frapper le Tueur de Conscience (!?), psychopathe poète et chevelu portant un masque en acier et traquant principalement la brave Sarah, journaliste en herbe s'évertuant à rédiger des torchons sur le serial killer vedette que les médias n'hésitent pas à considérer comme "le plus connu de l'Histoire".

PARANOID marche péniblement sur les traces de SCREAM avec son pitch rabattu, ses teenagers amateurs de bière et de marie-jeanne et son serial killer dont le masque cache la face du pote que personne ne pouvait évidemment soupçonner. Visiblement passionné du genre, le réalisateur- scénariste Ash Smith n'a pas hésité à baptiser ses protagonistes de prénoms familiers: Jason, Michael, Norman... Hellraiser (!!) mais a par contre oublié de s'entourer d'acteurs un tant soit peu professionnel. Résultat, une bande de rigolos tente comme elle peut (c'est à dire mal) de faire croire à une histoire menée avec les pieds. Difficile en effet de rester stoïque devant quatre jeunes découvrant la tanière du tueur et courir le raconter à des flics qui ricanent comme des clones de Beavis & Butthead en les écoutant s'égosiller. Difficile aussi de ne pas se marrer en écoutant la prose d'artiste torturé déblatérée par notre tueur tourmenté ("Je suis le guide des cloportes de la nuit!", etc...). Mais Ash Smith semble vouloir donner un cachet tout personnel à son film et nous colle une bande son métal de derrière les fagots histoire d'illustrer de magnifiques images de lycéens sortant de leur bahut dans des ralentis contemplatifs. Quant aux scènes d'action, elles aussi bénéficient d'un montage tout particulier puisqu'il s'inspire directement de quelques vidéo-clips fashion du moment. PARANOID est un slasher maladroit et mal foutu, parfois risible mais malgré tout touchant de par une certaine honnêteté de la part de son auteur. Kerozene

Un garçon impotent saisit l'occasion de se faire passer pour le pire serial killer de l'histoire (le conscience killer) pour régler ses comptes avec la soeur jumelle de l'amour de sa vie qu'il a assassiné quelques années auparavant parce qu'elle ne voulait plus de lui et dont il a cru un instant être amoureux (de la jumelle) pour se rendre compte finalement que c'est à l'homicide qu'il a pris goût. Bien sûr, c'est la jumelle qu'il veut tuer, donc il tuera tous les autres avant sans raison ou question de pointer son crime en direction du fameux conscience killer, non sans finalement avouer devant tous les survivants (en espérant ensuite les décimer) que c'est bien lui et non le serial killer en question qui a tué tout ce beau monde. L'angoisse ici fonctionne sur le passage rapide de l'assassin en arrière plan alors que la victime fouille lentement les lieux. On ne s'en tanne vraiment pas. L'association rave= satanisme et mort (dans ce cas-ci, le killer rave) est plus ou moins au point, la petite soirée ne comptant qu'une dizaine de fêteurs. Attention, le tueur a l'air d'un pouilleux, mais c'est une perruque.

Commentaire du commis : "je l'ai pas vu"  Memorial BBQ

PIG HUNT - Jim Isaac, 2008, États Unis

Des vacanciers de San Francisco vont à la chasse aux sangliers. Ils se font accompagner par deux frères qui habitent avec leur famille dans la région. Lorsqu'ils trouvent des plants de cannabis, la bisbille éclate entre eux et un des vacanciers tue un des 2 frères. Celui-ci s'échappe et y retourne pour les tuer avec sa bande de "redneck". La troupe hippie qui réside proche viendront-ils à leur aide ou encore le cochon sauvage géant et mutant qui sème la terreur dans les bois ?

Voici un film éclaté de la part du réalisateur de JASON X et d'HOUSE 3. Le ton est un genre de croisement entre DELIVRANCE et RAZORBACK. Les interprètes sont bien campés (tous dans la salle de FANTASIA 2008 lors de la première) et sont amusants et la réalisation est solide. Les morts y sont sauvages et il y a quelques seins dénudés. Mais il y aurait eu matière à varier les morts et à mettre un peu plus de gore. N'en demeure pas moins que le film est un bon divertissement et qui plaira aux fans du genre. Pas mal. Black Knight

The POOL aka Swimming Pool - Der Tod feiert mit - Boris von Sychowski, 2001, Allemagne 

Des jeunes pleins d'argent ont terminé leurs études. C'est qu'on pourrait en effet presque croire qu'ils sont intelligents. Comme de coutume, une grosse beuverie est organisée pour célébrer l'événement, mais un petit groupe de rebelles décide de faire une fête à part, dans un endroit exceptionnel: la nouvelle piscine couverte quatre étoiles avec bars, toboggans et plein de trucs super pour s'éclater comme des cons en se faisant des papouilles dans l'eau. Mais malheureusement, un méchant tueur masqué, vague cousin de Jason Vorhees, s'est mis en tête de les tuer un par un.

Après un FLASHBACK pas très convaincant mais regardable, l'Allemagne continue sa lancée sur les traces de SCREAM. Ici, le tueur est vêtu de noir et porte un masque blanc de tête de mort. Si le scénario est évidemment bête à bouffer du foin, on est en droit d'espérer d'un slasher digne de ce nom que les meurtres perpétrés soient au moins originaux. Or dans THE POOL, ils s'avèrent qu'ils sont tous strictement identiques: le tueur plante sa machette dans l'estomac de ses victimes. Il plante, bêtement, sans jamais tenter de se diversifier. Nous avons donc à faire ici avec le serial killer le moins imaginatif de l'histoire du cinéma. Mais quelles sont les motivations du méchant adolescent frustré qui décime tous ses petits camarades ? Les filles ne sont pas gentilles avec lui. Ah ben c'est pas de bol, avec un argument pareil, le film fini de s'auto couler en beauté en prouvant qu'il n'a absolument aucun argument valable à aucun niveau. Kerozene

PROM NIGHT aka Le Bal de L'Horreur - Nelson McCormick avec Britanny Snow, Scott Porter, Jessica Stroup, Dana Davis et James Ransome, 2008, États Unis, 88m

Donna pensait bien que sa graduation serait la plus belle soirée de sa vie. Avec ses meilleurs amis et son petit ami, elle serait enfin loin de toutes les horreurs qui se sont passés dans sa vie. Le destin par contre, lui réserve une très mauvaise surprise quand le maniaque qui a tué sa famille devant ses yeux revient et décide de trucider tous ceux qu'elle aime. Rien ne semble capable de l'arrêter tandis que les policiers tardent à sauver la situation.

Bon alors, un remake avec la même base mais avec une histoire différente, ça aurait peut-être pu être potable et facilement supérieur au film de Paul Lynch. Malheureusement, ce slasher hideux me donne 100 fois plus le goût de revoir l'original, qui avait le mérite d'avoir un minimum d'ambition et de mise en scène. Ce PROM NIGHT est probablement le film de plus fadement fait que j'ai eu la chance de voir de courte mémoire. Tension inexistante, histoire incroyablement ennuyante, personnages énervants au possible, antagoniste sans intérêt, tous les ingrédients y sont pour un beau gros navet. On a l'impression de voir un film fait par quelqu'un qui connaît à peine le genre qu'il travaille et visiblement sans aucune passion. Ça s'éternise, les meurtres sont nuls et c'est prévisible comme ce n'est pas possible, on veut voir tout le monde mourir au plus vite. Les décors et les lieux de tournage sont superbes mais sinon, un foutu navet dont la première place au Box Office laisse un arrière-goût dégueulasse. Abba

PSYCHO aka Psychose - Gus Van Sant, 1998, États Unis

Du fin fleuron Hitchcockien qu'était l'original, Gus Van Sant, qui avait réalisé "To die for", a fait un film douteux, où les interprètes sont peu crédibles et où presqu'aucun n'est à la hauteur. Que voulez-vous, on ne s'attaque pas impunément aux grands classiques...  Au départ un hommage au grand maître, le film s'est transformé en une pâle copie de son original. Van Sant, qui a ressenti on ne sait pourquoi le besoin d'actualiser l'oeuvre, le massacre en y ajoutant des éléments qui viennent dénaturer le récit, comme par exemple le moment ou l'introverti Norman Bates (déplorable à souhaits ici) se masturbe en regardant Marion Crane se déshabiller. Il ajoute des flashs durant les scènes de meurtre et des plaies sur les victimes, choses qui étonnent, et que ce vieil Alfred aurait considéré comme autant de petits sacrilèges. Julianne Moore campe la soeur de Marion avec un peu plus de présence sexuelle que sa prédécesseur et l'amant de Marion est devenu un cowboy Tout de même amusant, mais là s'arrêtent les bons points.  Et là s'arrête le peu de foi qui me restait pour les remakes. Orloff

PSYCHOPATH - Larry G. Brown, 1973, États Unis

Un animateur d'émission pour en enfants se met à tuer les mauvais parents qui battent leurs enfants. Pendant ce temps, la police recherche le tueur de ses mystérieux meurtres.

Un slasher rated PG ! Arg ! C'est mal partie ! Putain de booze, il se passe absolument rien pendant 70 minutes. En plus, le montage du film est tellement mal fait, je chiale rarement là-dessus, qu'on a de la misère à suivre l'histoire. Le seul bon point du film, une petite musique entraînante et joyeuse, mais elle joue dans les moments de suspense...

Question meurtre, on en voit seulement deux ou trois, les plus mémorables sont une femme qui perd connaissance à cause d'un coup de chiffon et une femme a la face pleine de sang et reçoit ensuite un coup de bat de base-ball dans la figure.

Sans oubliez la surprise ending ... Oncle freak

The RECORD - Kim Ki Hun avec PARK Eun-hye (Dream Of A Warrior), HAN Chae-young (Autumn In My Heart), KANG Sung-min, JUNG Min¡K¡K, 2001, Corée

Deux étudiantes invitent le souffre douleur de la classe à la maison de campagne de leur parents. Durant la nuit, ils se font attaquer, les agresseurs filmant les agressions qui cumulent avec le meurtre du jeune homme. Tout cela était une mise en scène pour se faire du fric en vendant la vidéo, en faisant plus de peur que de mal au pauvre coréen. Malheureusement il est vraiment mort, hors donc on lui creuse une tombe et on l'immole et ,oups, il se réveille et se tire en bas de la falaise sur le bord de la mer. Un an plus tard, les cinq zigotos sans trop de remords seront pourchassés...

Si la prémisse suit les règles du slasher américain sans vergogne, la tension est bonne et les rebondissements nous surprennent juste assez pour en faire une bonne expérience. La musique Metal et le techno Coréen est dans le ton, il n'y a pas autant de sang que dans les slashers américains et aucune nudité, mais l'ensemble est réglé au quart de tour. La pochette avec son visage féminin suréclairé et sans yeux laissait croire à du fantastique, mais la déception a été de courte durée. Mario Giguère

Film d'horreur qui démarre bien avec une ambiance franchement réussie, mais après 20 minutes (attention point tournant, oh oh), ça déroute en rip-off de I KNOW WHAT YOU DID LAST SUMMER en plus gory. Dommage que même avec ce peu de gore, ça ne capte pas notre attention plus qu'il faut. Des moments efficaces malgré tout, mais enterré sous tant de merde qu'on tant à les oublier... Bad Feeble

RIPPER aka RIPPER, LETTER FROM HELL - John Eyres avec C.J. Cook, Bruce Payne, Claire Keim, Jürgen Prochnow, Daniella Evangelista, Kelly Brook, 2001, Canada/Grande-Bretagne  

Molly Keller (A.J. Cook, DESTINATION FINALE 2) est la seule rescapée d'un massacre perpétré par un tueur porté disparu. Quelques années après les faits, l'ex-gentille blonde désormais rebelle va à l'université et intègre une classe dont le sujet semble être l'étude des serial killer. Rapidement, des tensions se font sentir entre Molly et ses nouveaux camarades et le gentil professeur (Bruce Payne, WARLOCK III) présente un comportement pour le moins troublant et un humour des plus macabres. Après un cours mouvementé, nos chers étudiants se rendent à une méga-teuf où la cochonne du groupe se fait prendre en levrette dans les chiottes par un homme masqué. Émoustillée et quelque peu éreintée par les vigoureux coups de rein de son amant inconnu, la belle décide de quitter la fête. Mal lui en prend puisqu'un tueur l'intercepte et la charcute avec sadisme et délectation. On apprend en effet que les élèves de la classe de Molly sont dans le collimateur d'un tueur inspiré des crimes de Jack l'éventreur en personne.

John Eyres (OCTOPUS) commence plutôt bien son film en tentant gentiment de le démarquer (un peu) du slasher conventionnel. Plutôt que de tomber dans le pièges de mettre en scène des jeunes amateurs de films d'horreur qui vont y aller de leurs sempiternelles et répétitives références, il s'oriente vers des aspirants criminologues. Malheureusement, plutôt que d'exploiter cet aspect, il cède à la facilité et une fois le meurtre de la salope de service passé, on sombre dans le slasher de base qui dresse un certains nombres de fausses pistes grossières (le prof tordu, le flic louche incarné par Jürgen Prochnow, la pétasse française interprétée par la d'habitude très lisse Claire Keim - qui prend bien soin de taire ce film au sein de sa filmo,...) et aligne les meurtres sur bande-son rock'n roll de façon désespérément moins excessive que celui de la salope précédemment cité. On a même droit à une ou deux scène de violon qui font méchamment tâche, et tout ça jusqu'à un twist final qui surprendra le novice en slasher uniquement. Kerozene

THE RIPPER - Christopher Lewis avec Tom Savini, 1985, États Unis 

Le professeur d'un high school américain qui donne un cours sur les CRIMES AU CINÉMA avec comme principal sujet pour ses premiers cours: Jack L’Éventreur. Trouve une bague ayant déjà appartenu à Jack L'Éventreur (quelle coïncidence!) dans un pawn shop et curieusement dans les jours qui suivront des jeunes femmes se feront assassinés. THE RIPPER (1985) est selon ses producteurs le premier film américain d'horreur à être directement tourné en vidéo. Le film à été tourné en 14 jours avec un budget passablement réduit (nombreuses scènes tournées dans des appartements pour économiser de l'argent, comédiens médiocres qui sont sans aucun doute des proches du metteur en scènes, etc). Le film est assez banale et est filmé vraiment platement. Mais le film bénéficie d'excellent effets spéciaux gore (égorgement et extirpage de tripes à pleines mains) et comporte un excellent coup de marketing: la présence du pape du gore TOM SAVINI dans le rôle de Jack L'Éventreur ! Une excellente idée afin d'aguicher l'amateur (et dans mon cas ça à fonctionner). Mais attention, Tom Savini n’apparaît que lors des 3 dernières minutes du film! C'est certain que sa présence amène un baume sur cette entreprise et qu'il a sa prestation à coeur (il a lui-même amener son costume sur le tournage). Mais ce film constitue presque un rip-off! Il faut attendre 90 minutes avant d'avoir sa présence et pendant tout ce temps l'amateur croit qu'il s'est fait arnaquer. C'est d'autant plus choquant parce que dans le no 50 de FANGORIA, ils consacraient une pleine page au film et tout était mis sur la présence de Tom et que la pochette du film à l'audace d'annoncer un nouveau classique de l'horreur. Bref, THE RIPPER est un produit tout à fait inégal qui frise la nullité le plus profond et qui est miraculeusement sauvé que par quelques rares scènes gore intenses et un faible 3 minutes de Tom Savini. C'est payé assez cher pour devoir subir 90 minutes de merde. Black Knight

ROSEMARY'S KILLER aka THE PROWLER aka GRADUATION - Joseph Zito avec Vicky Dawson, Christopher Goutman, Lawrence Tierney, Farley Granger, Cindy Weintraub, 1981, États Unis, 1h29

"Pritcher School, institution réservée aux jeunes filles, est en liesse : aujourd'hui, c'est la remise des diplômes et la petite fête qui doit suivre promet d'être étourdissante. Pour les étudiantes, cette soirée représente une victoire sur Mr. Chatham, membre du conseil de l'école : depuis 35 ans, il était parvenu à interdire cette cérémonie parce que, durant la nuit qui avait suivi, 35 ans plus tôt, Rosemary Chatham et son finacé avaient été sauvagement tués à coup de fourche et l'assassin, un mystérieux rodeur en tenue de G.I., court toujours..."

Le "pitch" ainsi énoncé au dos de la jaquette (édition Fil à Film) ne trompe pas : ROSEMARY'S KILLER (récemment réédité en DVD chez Blue Underground) semble devoir faire partie des slashers "archétypaux", respectant toutes les règles du genre. Le visionnent le confirme pleinement. Joseph Zito, auteur deux ans plus tôt du TUEUR DE MANHATTAN, et futur exécuteur des basses œuvres pour Chuck Norris (PORT ÉS DISPARUS) ou Dolph Lundgren (SCORPION ROUGE), signe là un film bien rythmé et riche en meurtres sanglants. Chargé des SFX, Tom Savini s'en donne à cœur joie pour satisfaire les amateurs de gore bien pulvérisant. Les meurtres se succèdent dans une épaisse obscurité, le suspense faiblit peu et l'on ne regarde pas trop l'heure. Pour une plus grande cohérence du récit, la part des personnages secondaires a été réduite au maximum. Le seul reproche que l'on pourrait finalement faire à cet excellent slasher serait son trop grand sérieux, sa volonté de faire "adulte". On prend du plaisir à le regarder, mais les moments crétins auxquels le genre nous a habitués finissent par nous manquer. Pervers que nous sommes... Stelvio

SANDY HOOK LINGERIE PARTY MASSACRE - Tim Beckley avec Debbie Rochon, Angel, DiDi, 2000, États Unis, 88m

Sept danseuses nues profitent du weekend d'Halloween pour aller relaxer dans une vaste baraque louée pour l'occasion. Malheureusement, un tueur rode dans les environs. Suspense.

Tim Beckley, réalise et jour Mr Creepo, un obsédé sexuel, un rôle qui ne doit pas être trop difficile. Avec ce qui semble de toute évidence de vraies stripteaseuses, à l'exception de Debbie Rochon, les dialogues qui semblent improvisées tournent autour de la fesse et de la drague des clients. Le tout est filmé avec la caméra vidéo comme un film de vacances familial, caméra à l'épaule, tout plein de plans anodins, de jeux sur la plage du New Jersey, sans éclairage conséquent et avec un gore très limité suite à des meurtres hors caméra. Les petits effets de montage vidéo agacent plus qu'autrechose. Le costume sadomaso-fétichiste de la cuirette du tueur impressionne un moment, ses actions pas mal moins. Les victimes ont plus l'allure de rockeuses à la FASTER PUSSYCAT, KILL, KILL de Russ Meyer, ce qui rend leur vulnérabilité pas très crédible. Madame Rochon fait étalage de ses charmes pour les intéressés. Mario Giguère

SANTA'S SLAY - David Steiman avec Bill Goldberg, Douglas Smith, Emilie de Ravin et Dave Thomas, 2005, Canada/États Unis, 78m

Nous sommes à Noël, Santa Claus arrive dans la petite ville de Hell Township ( oulalala) et malheureusement pour tous les habitants, le sympathique monsieur tout rouge décime et élimine tout sur son passage. Nicholas Yuleson, adolescent plutôt égaré et sa copine décident de tenter de comprendre pourquoi le père Noël est dans une folie meurtrière, ce qui va réserver à nos deux héros un beau lot de surprises!

Un film où le Père Noël tue littéralement des gens, c'est d'avance quelque chose de vendeur. Quand le Père Noël se trouve à être joué par le terrible Bill Goldberg, c'est absolument à voir. Évidemment, ça ne se prend pas au sérieux du tout et les meurtres sont foutrement ridicules ( Goldberg qui élimine James Caan avec une cuisse de dinde). Le moment le plus efficace du film reste sans doute la séquence d'ouverture qui est magnifique avec quelques visages très connus qui se font trucidés comme Fran Drescher, James Caan et Chris Kattan.Le reste n'a pas à avoir honte malgré un petit creux plus ou moins intéressant au centre du film, ce qui est un exploit pour un projet de ce type. Niveau acteur, c'est très oubliable mais Goldberg est un délice à voir aller, ainsi que Dave Thomas dans le rôle du révérend qui se trouve à être le personnage le plus méchant du film et qui aura le sort qu'il mérite. Les one-liners sont efficaces

Le film a l'air prometteur avec sa pochette, on a de quoi s'attendre à un pétard mouillé mais non, c'est rigolo et les attentes sont comblées pour ma part. C'est con et débile, mais c'est assumé jusqu'à la fin et on ne peut qu'être enthousiaste de voir Goldberg botter un caniche ou lancer l'étoile de de Noël façon ninja dans le dos d'une pauvre victime.

Un nouveau classique de Noël!

J'exige une suite. Abba

SAVAGE BEACH - Andy Sidaris avec Dona Speir, Hope Marie Carlton et Rodrigo Obregon, 1989, États Unis. 92m

Donna et Taryn sont des agentes spéciales sur l'île de Hawaii. Après avoir appréhendé avec justesse des dealers de drogue, l'équipe reçoit comme mission de faire une livraison de médicament. Un orage les obligeant à se poser sur une île inconnue, les deux femmes découvrent que l'île est infestée de criminels qui tentent de retrouver de l'or enfoui par les Japonais durant la Deuxième Guerre Mondiale.

Pas un grand crû de Sidaris que ce SAVAGE BEACH, un film d'action un peu mou où on cherche la folie d'un HARD TICKET FOR HAWAII ou d'un HARD HUNTED. Pourtant on a droit à Dona Speir qui revient dans son rôle et à une ribambelle de méchants caricaturaux au possible. Le film est plus linéaire et se perd moins dans des scènes séparés aux gros effets, ce qui est un peu dommage, car c'est habituellement ce qu'on veut en regardant Sidaris. Les scènes d'action sont bien ordinaires, les demoiselles sont jolies, mais Sidaris a déjà été plus généreux. On a droit à une révélation finale rigolote, mélodramatique et cheezy dans ce qui s'avère le meilleur moment du film. Certains y trouveront peut-être leur compte, mais c'est malheureusement un des films les moins inspirés du réalisateur, qui allait faire une suite complètement démente et encore plus bourrée de silicone dix ans plus tard! Abba

SAVAGE WATER aka EAUX SAUVAGES - Paul Kener, 1978, États Unis   

Il n'a pas fallu attendre le déclin du slasher pour voir surgir les pires rejetons du genre. En 1978, le valeureux Paul Kener, déjà responsable d'un " Wendigo " à la réputation catastrophique, réalise cet obscur " Savage Water " dans lequel une poignée de touristes débiles traverse le Grand canyon en rafting le long de la rivière du Colorado et subit les timides assauts meurtriers d'un tueur à l'identité mystérieuse. Le pitch n'est pas plus con que celui de n'importe quel autre film du genre, mais Kener réserve à son bébé un traitement tout particulier qui parvient à le propulser sur les cimes du nanar cosmique. D'abord grâce à un scénario d'une indigence remarquable signé par un certain Kipp Boden, car dans " Savage Water " il ne se passe à peu près rien du tout (on se fait très vite gravement chier) hormis des touristes qui râlent, qui bouffent ou qui font la queue pour pisser dans une tente à cet effet (afin de préserver la nature... no comment), tandis que la caméra filme mollement un décor naturel qui a déjà connu des regards plus flatteurs par le passé. Tout au plus peut-on être amusé par le panel de personnages présentés, entre les touristes allemands à l'accent très " Katastrofik ", les hippies à moustache fumeurs de joints, Mamoud l'arabe puceau millionnaire ou le noir cocaïnomane... Mais la dimension cosmique est atteinte par le biais de dialogues totalement à la ramasse (certes bien aidés par un doublage français totalement frappé, mais à lire la critique du site http://www.hysteria-lives.co.uk, la traduction n'est pas bien éloignée du texte original) qui ne cessent de torturer le spectateur par leur non-sens et leur énormité ! Des dialogues d'une aberration rarement (jamais ?) atteinte, propres à nuire à tout esprit sain osant s'aventurer dans les eaux troubles du film de Paul Kener, un mec dont l'évidente misanthropie s'exprime au travers du média cinématographique. Pour mieux vous en rendre compte, rendez-vous sur www.nanarland.com, où les warriors de la pelloche nocive ont pris soin de procéder à une sélection d'extraits audio inévitablement traumatisants. Kerozene

SAVAGE WEEKEND aka The Killer Behind the Mask aka The Upstate Murders- David Paulsen avec Christopher Allport, Jim Doerr, David Gale, Devin Goldenberg, William Sanderson, 1979, États Unis, 83m

Un groupe part à la campagne superviser la finition d'un bateau. Deux soeurs, Marie, la plus âgée récemment séparée, à nouveau en couple, mais très perturbée, et sa jeune soeur volage Shirley vont se retrouver au coeur de jeux de séductions malsains. Il y a un bucheron que Marie allume un peu trop souvent et Shirley qui ne manque pas de se faire bronzer intégralement et qui aguiche tout mâle qui bouge, y comprit leur ami homosexuel, qui a provoqué les villageois, toujours une mauvaise idée. Un tueur masqué commence à rôder dans les parages.

Tourné en 1976, ce proto-slasher présente des acteurs peu connus, sauf William Sanderson, célèbre dans le rôle de Sebastian dans le film Blade Runner, dans le rôle d'Otis, un fêlé de la place qui en veut aux citadins. Les femmes sont belles et la nudité abonde, mais l'atmosphère est sordide, certaines scènes étonnent, comme lorsque Marie se met à flatter le pis d'une vache d'une manière équivoque pour Freud et le bucheron près d'elle. SI les apparence peuvent être trompeuses, Marie semble une véritable maniaco-dépressive qui aura de la difficulté à se tirer d'affaire. Le tueur masqué, dont on semble connaitre l'identité à cause d'une séquence pré-générique en forme de flash-forward, va évidemment tarder à enlever ce masque. Petit budget et premier de deux films pour Paulsen, on lui doit par la suite Schizoid, qui connaitra une carrière prolifique à la télévision américaine. Un film à découvrir.

En suppléments sur le dvd d'Artus Films: Le tueur derrière le masque, par l'encyclopédique Eric Peretti, une courte intervention d'Alain Petit sur la tronçonneuse au cinéma, succulent, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes annonces de la collection Horror US. Offert en version originale anglaise Mario Giguère

SCARED aka CUT THROAT - Keith Walley, 2002, États Unis

Des meurtres surviennent sur le tournage d'un slasher. Mais qui donc est le vilain tueur masqué ? De toute évidence, il s'agit de quelqu'un de l'équipe de tournage. Peut-être même s'agit-il de Samantha, la remplaçante de l'actrice principale qui s'est fait trucider devant les caméras... Une chose est sûre, c'est que ce n'est pas sa copine Heather, une blonde siliconée qui peine à utiliser ses deux neurones pour faire autre chose que dire des conneries ou rire bêtement. Et oh surprise, twist final inattendu, le tueur n'est pas un tueur, mais deux tueurs! Alors que les protagonistes du film n'hésitent pas à citer SCREAM dans SCARED, voila qu'en plus il faut que ça se termine de la même façon. Malheureusement pour le réalisateur Keith Walley (autrefois producteur de Brian Yuzna sur SOCIETY et BRIDE OF RE-ANIMATOR), la mise en scène n'est pas son fort. Son slasher bas de gamme refoule les fonds de tiroir et pousse efficacement le spectateur dans les bras de Morphée. Les meurtres sont tous très softs et manquent singulièrement d'imagination tout comme la motivation pathétique de nos tueurs de service qui se sont mis à massacrer le staff du film non seulement pour se faire un peu de pub, mais surtout pour exprimer leur révolte contre les odieux et très méchants producteurs hollywoodiens qui ne leur donnent jamais les budgets nécessaires. Pauvres petits... Allé, aux chiottes et on tire la chasse vite fait. Kerozene

SCARY MOVIE -  Keenen Ivory Wayans, 2000, États Unis

Humour pipi caca, cette parodie des SCREAM et consort est vraiment poilante. Si si ! Je vous le jure ! Les frangins Wayans n'ont pas hésité à  mettre quelques gags plutôt étonnants. Des gags avec des bites, des couilles et des trucs qu'on n'a pas l'habitude de voir dans le cinoche US. Forcément, c'est con, mais c'est revendiqué. En tout cas, on y prend plus de plaisir qu'au visionnement d'un de ses slashers aseptisé des 90's. Kerozene

SCREAM aka FRISSONS - Wes Craven, 1996, États Unis

Je ne l'avais jamais vu et je crois que ce n'était pas un très gros manquement à ma culture. Car à part les jolies jambes et le minois irrésistible de Courtney Cox, et l'ensemble de la personne de Rose McGowan - qui ne manque de me faire saliver - je ne vois pas grand-chose dans cet ignoble navet de Craven qui en vaille la peine. La réalisation est certes alerte, le concept est amusant quoiqu'usé jusqu'à la corde, et les comédiens jouent dans le ton.  Je comprends l'engouement des jeunes écervelés pour le film : les jeunes y sont "cools", mignons et la musique "alternative" y est omniprésente (elle donne même parfois la nausée).  Le problème, c'est que Williamson aurait dû s'en tenir à une seule version de son histoire sans fin et nous épargner les soixante millions de clones qu'elle a généré. Parce qu'elle n'est pas si originale, son histoire, et elle devient minable avec l'abus.  Reste que la poitrine de cette bonne vieille Rose sauve le film. Orloff

SCREAM 2 - Wes Craven avec Neve Campbell, Elise Neal, David Arquette, Courtney Cox et Liev Shriber, 1997, États Unis, 120m

Deux ans après les meurtres sanglants de Woodsboro, Sidney Prescott et Randy Meeks tentent de refaire leur vie comme ils le peuvent. Cotton Weary sort de prison, Gale Weathers est maintenant auteur d'un bestseller et le massacre de Woodsboro est dorénavant un film à succès. Mais à la sortie du film, deux étudiants se font éliminer sauvagement, laissant penser qu'un copy cat fait rage pour attraper Sidney pour de bon.

Suivant la même formule que son prédécesseur et gardant son côté très conscient dans une suite, toujours réalisé par un Wes Craven qui malheureusement ne parvient vraiment pas à recréer l'efficacité du premier opus. Étrange considérant toutes les références aux suites qui se trouvent à être inférieur au premier film d'une franchise, on en vient presque à croire à de la prétention de la part du scénariste et du réalisateur, quand justement, rien ne fait de SCREAM 2, un film plus intéressant que le premier. Sans avoir la substance que Scream utilisait de par sa nouveauté et de son "self awareness".

Plus de meurtres, plus de sang, plus de personnages qui ne sont là que pour se faire transpercer, c'est là où se dirige SCREAM 2 tout en se moquant autant du premier film, que des aspects de base de toute suite de films d'horreur. Le potentiel est donc là, mais le film ne dépasse jamais le stade de plaisir mitigé, où certaines scènes d'interaction entre les personnages se retrouvent efficaces tout en aillant un filon scénaristique intéressant mais pour justement en gâcher un peu avec une abondance de meurtres qui sont ici, terriblement prévisibles au point où les tentatives de Craven d'en faire un peu trop pour terminer le tout de façon bâclée, ne viennent que rendre le résultat plus frustrant. L'effet de renouveau du genre n'y est plus et SCREAM 2 se retrouve à faire face à un triste constat, il n'est devenu qu'un slasher comme un autre.

Pas grand chose à dire sur les acteurs autres que les rôles principaux sont tous corrects. Neve Campbell est une héroïne de qualité, tout en retenu, intéressante à suivre. Courtney Cox et David Arquette forment un duo efficace mais avec moins de chien que dans l'opus précédent tandis qu'on aurait presque souhaité voir plus de Liev Shreiber au lieu de trop de personnages secondaires inutiles.

Reste que SCREAM 2 ne devient pas un navet pour autant. La scène d'ouverture avec le meurtre de Jada Pinkett Smith dans un cinéma totalement en euphorie a un petit quelque chose de délicieuse. D'autres moments comme celui où Neve Campbell et sa copine doivent sortir de la voiture avec le tueur inconscient à l'avant ont un certain mérite au niveau de la tension, tout comme la révélation finale, malheureusement gâché par un climax qui s'étire. C'est probablement de cette façon qu'on peut le mieux parler de SCREAM 2, un film qui ne livre pas la marchandise, mais qui se démerde quand même avec par si par là, des moments qui méritent notre attention.

Tentant visiblement d'être meilleur que le film précédent mais devenant au final, une comparaison peu avantageuse, SCREAM 2 plaira probablement au inconditionnel de la formule de Craven dans sa trilogie. Il en reste tout de même un divertissement potable, mais très décevant. Abba

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