GUERRE ET CHEVALERIE CHEZ ARTUS FILMS
Les sept bérets rouges + Ecorchés vifs s de Mario Siciliano + Les cent cavaliers + Le chevalier du château maudit - Mario Costa...               lire

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mise à jour le 3 mars 2024

LE CANARD À L'ORANGE aka L'Anatra All'Arancia aka Duck in Orange Sauce - Luciano Salce 1975, Italie, 1h43.

À l'aube de leur dixième voyage de noces, un couple se considérant comme "moderne" éprouve quelques petites difficultés. Lisa (Monica Vitti) est depuis trois mois engagée dans une aventure avec un anglais pincé avec qui elle compte se remarier, et son mari Lydio (Ugo Tognazzi) est au courant sans s'en formaliser. Ils décident d'un commun accord, pour crever l'abcès, d'inviter l'anglais (John Richardson) pendant le week-end afin de régler tout cela d'une manière convenable et civilisée. L'arrivée de Patty (Barbara Bouchet), la secrétaire bien développée de Lydio, ne plaira pas tellement à Lisa, et ce point de départ donnera lieu à des situations hilarantes.

Cette comédie "à l'italienne" qui laisse présager de bons moments livre heureusement beaucoup plus qu'elle ne promet. La situation décolle tout doucement, installant des éléments comiques classiques (flegme de Tognazzi, don de la réplique inné de Vitti, huis clos promettant d'être explosif), qui ne font véritablement mouche qu'au bout d'environ 40 minutes. Tognazzi tisse la toile de son plan diabolique pour conserver sa femme avec une habileté déconcertante. Barbara Bouchet, le cheveu noir et court, personnifie une cruche surnommée "figue sèche" qui passe plus de temps dévêtue qu'autre chose, pour le plus grand plaisir de tout mâle raisonnable. Vitti est mignonne et grinçante dans son indécision chronique. Les dialogues sont par moments hilarants, et le film, globalement, n'ennuie pas du tout. Une belle réussite sans prétention. Orloff

Le CARNAVAL DES BARBOUZES aka Spie Contro Il Mondo aka Gern Hab'Ich die Frauen Gekillt aka Killer's Carnival aka Spy Against the World aka Where Are You Taking That Woman - Alberto Cardone/Robert Lynn/Sheldon Reynolds/Louis Soulanès, 1966, Italie/France/Autriche, 1h34

Un docteur bien peinard se repose chez lui et s'apprête à se coucher lorsqu'il est perturbé par un bruit de verre brisé. Il s'agit d'un voyou en fuite qui s'est infiltré chez lui et qui le prend en otage. Le docteur, pour ne pas se laisser aller à la peur, se met à raconter des histoires moralisatrices : comment les journalistes peuvent être curieux et connaître une fin abrupte; à quel point le métier d'agent secret est ardu; et enfin les difficultés que peuvent rencontrer les détectives privés, même les plus futés.

Quatre histoires imbriquées ensemble d'une manière un peu insolite et facile se recoupent dans ce récit d'espionnage qui ma foi sort du lot habituel avec brio. Datant de 1966, et probablement une co-production, si l'on en juge par la diversité des lieux de tournage et du casting, et certains passages manifestement doublés, le film met en vedette une pléiade d'acteurs fort prisés à l'époque mais aujourd'hui pratiquement inconnus.

On a droit à une époustouflante Margaret Lee pendant à peine une minute, le temps de se laisser séduire par son sourire ravageur. À peine sommes-nous sortis de notre contemplation maladive qu'elle disparaît pour ne plus jamais revenir. Klaus Kinski y est sous-utilisé en sbire menaçant, qui meurt au bout de deux minutes de présence à l'écran. On y remarque aussi Agnès Spaak et Lex Barker.

Les dialogues y sont truculents, témoins directs du soin qu'apportaient les scénaristes d'antan au "style" des personnages (Ernesto Gastaldi a participé à l'écriture du scénario !). Le récit se déroule à un rythme vif, qui ne nous laisse pas nous ennuyer une seule seconde, et qui nous fait même regretter que certaines de ces jolies dames ne bénéficient pas de davantage d'attention.

De l'eurospy soigné, grand public, mais tout de même adapté aux difficiles exigences du cinéphile moderne qui, quand il opère un tel retour en arrière temporel, aime que ça soit fait avec une certaine classe... Orloff

La CASA DALLE FINESTRE CHE RIDONO aka The HOUSE WITH THE WINDOWS THAT LAUGHS - Pupi Avati, 1976 

Un homme est appelé dans un village d'Italie pour restaurer une fresque dans une église. Or cette oeuvre a été réalisée par un artiste pour le moins perturbé, ne s'intéressant et ne peignant que des gens à l'agonie. Son intérêt pour ce peintre va augmenter lorsqu'un de ses amis meurt alors qu'il allait lui faire des révélations sur cette fresque et son auteur. Il va alors commencer son enquête pour découvrir ce qui se cache dans ce village. Alors là, attention les yeux : Pupi Avati a fait là un film qui a une atmosphère incroyable. Un vrai climat suffocant se crée au fur et à mesure que l'histoire avance et, même si la progression du récit peut paraître assez lente (on a l'impression que le personnage principal n'avance pas beaucoup dans son enquête)tout se précipite dans la dernière partie du film et on n'attend qu'une chose, c'est de connaître enfin le dénouement. Peut-être un peu lent (c'est le climat du film qui le veut) mais très intéressant. Abronsius

Je le trouve surestimé, ce petit film. Il est pas  mal, mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre, loin de là. C'est mou. et passablement ennuyeux. Kerozene

  CHALLENGE THE DEVIL aka KATARSIS aka Sfida al Diavolo - Giuseppe Veggezzi avec George Ardisson, Bella Cortez, Christopher Lee - 1963, Italie, 79m

Six jeunes dans trois voitures, boivent et fument en conduisant sous  influence. Ils finissent par causer un accident, laissent son passager mourant à son sort et continuent leur chemin. Ils débarquent dans une vieille maison qui semble abandonnée et inhabitée et continuent la fête. Un vieil homme aigri apparait et leur raconte ses malheurs et leur promet de les laisser partir s'ils l'aident à trouver sa défunte épouse, disparue depuis des années.

C'est le seul film connu du réalisateur. C'est presque un calvaire à regarder, si ce n'est de quelques scènes ou le ridicule ne tue pas, heureusement. Une grosse araignée bidon fait peur à tout le monde. On passe bien trop de temps dans une salle bourrée de vitres verticales qui font semblant d'être des miroirs. On monte, on descend, on aperçoit dans de rares moments Christopher Lee, qui ne sauve pas le film et le soleil se lève et c'est fini. Oh, cette histoire est encadrée par un prologue et un final que j'allais oublier, avec l'oubliable Alma de Rio, qui a connue son heure de gloire dans la décennie précédente. Et on a droit à une chanson pop sans rapport avec rien. Alors on oublie rapidement tout et on regarde autre chose. Une perte de temps, à moins de vouloir rire. Mario Giguère

Le CHÂTEAU DES MORTS VIVANTS aka Castle of the Living Dead aka Castello dei Morti Vivi - Luciano Ricci & Lorenzo Sabatini avec Christopher Lee, Donald Sutherland, Philippe Leroy, Gaia Germani, Italie, 1964, 86m

Début du 19ème siècle, une troupe de saltimbanques peine à joindre les deux bouts et la tension monte dans la troupe. Les voici invités par le comte Drago (Christopher Lee) à présenter leur spectacle à son château. Le comte est passionné de taxidermie et sa demeure est remplie d'animaux naturalisés. Le chef de la troupe meurt durant la représentation et il devient apparent que tout ne tourne pas rond dans cet endroit !

Voici une excellente surprise, un film gothique italien qui n'a à peu près pas traversé les frontières. Qui plus est avec une bonne prestation de Christopher Lee dans un rôle certes classique, rappelant le comte Zaroff. D'ailleurs tout le scénario co-écrit par Michael Reeves (Witchfinder General) ne surprendra pas le connaisseur ni même l'amateur, mais cette atmosphère gothique, ces acteurs qui jouent bien leur rôle et un décor impressionnant sauront ravir le cinéphile un brin nostalgique. Outre Lee, il est surprenant de voir Donald Sutherland qui, je ne l'avais pas deviné, interprète pas moins de trois rôles. Si le patron des forces constabulaires est d'un ridicule assumé, il est aussi la vielle sorcière, dramatique jusqu'au bout des ongles. Gaia Germani en objet féminin de convoitise généralisée est fort mignonne, même si l'époque prône une pruderie un peu regrettable. Mention spéciale au majordome, vilain de service au visage angulaire que l'on n'aimerait pas rencontre le soir. Philippe Leroy est le jeune premier qui se mêle de tout et qui gagne assez facilement le coeur de la belle. On revoit aussi avec plaisir Luciano Pigozzi, un habitué du bis italien qui est encore un fois le lâche de service. La présence d'un nain dans la troupe donne lieu aussi à un lancer remarquable pour un petit homme qui est presque le héros.

La photographie est soignée, mais c'est le décor qui accroche l'oeil. Outre le château impressionnant, plusieurs scènes importantes sont tournées dans le "jardin des monstres", vu aussi dans le film de Charles Band, Meridian. On y retrouver des sculptures d'animaux surdimensionnées fascinantes. Un film à découvrir.

L'édition dvd d'Artus Films offre une belle copie en version italienne et anglaise avec sous-titres français. Alain Petit offre encore un entretien fort long et complet qui fait le tour du film, sa genèse, ses interprètes et son contexte Mario Giguère

Le CHEVALIER DU CHATEAU MAUDIT aka Il Cavaliere del Castello Maledetto - Mario Costa avec Massimo Serato, Irene Tunc, Luisella Boni, Pierre Cressoy, 1959, Italie, 79m

Le bâtard Ugo de Collefeltro pense s'en tirer en faisant disparaître le Duc Olivero dans un cachot, usurpant le trône de Valgrado. La population est opprimée et voit comme seule porte de sortie de ce calvaire le Chevalier Noir, homme masqué mystérieux, qui attaque les hommes d'Ugo. Mais voilà que le perfide personnage force au mariage sa cousine, fille d'Olivero. Entre la jalousie meurtrière de l'amante d'Ugo, les menaces du Chevalier noir et la révolte des paysans, parviendra-t-il épouser la charmante Isabelle ? 

Avec entre autres Sergio Corbucci au scénario, voici un film d'aventures qui combine astucieusement les obligations du genre. Entre l'ignominie totale du méchant, le trappes mortelles dans le plancher, les passages secrets, les combats multiples à l'épée, les guet apens, les pièges déjouées et les ruses du héros, la famille a du y trouver son compte è l'époque. Évidemment que le spectateur d'aujourd'hui devine assez rapidement qui est le chevalier masqué, mais le rythme est rapide et les dangers s'accumulent. On ne s'ennui pas et on nous garde en haleine jusqu'à la toute dernière minute. Je note au passage l'excellente musique de Michele Cozzzoli, un vétéran de l'époque qui m'était inconnu, tout comme le réalisateur. Une belle découverte.

Le dvd d'Artus Films offre le film en version originale sous-titrée et la version française, un diaporama d'affiches et photos ainsi que la bande annonce. Mario Giguère

Le CHEVALIER DU MONDE PERDU aka Il Giustiziere della terra perduta aka Mad Rider aka Warrior of the Lost World - David Worth, Italie, 1983 

Après la bombe, le monde est dirigé par l'infâme Prossor (Donald Pleasance) et son armée de nazillons appellée les Omegas. Fascistes en diable, désireux d'éliminer toute trace d'humanité de la surface du globe, Prossor utilise de méthode peu orthodoxe: il hôte les sentiments de ses victimes. Rien que ça !

Une communauté pacifiste désire mettre fin au règne du tyran, mais ils attendent l'élu...  C'est alors que débarque Robert Ginty au guidon d'une super moto qui parle, façon Kit dans Knightrider, et qui insulte les méchants ("sales cons ! Sales cons !"), et qui tirent plein de missiles ! Après une petite fritée avec des Omega, Ginty et sa bécane se crashent dans un mur et sont recueilli par les gentils qui reconnaissent en lui l'élu. Ils lui confient la mission de récupérer un professeur savant génial qui sauvera le monde. Il ira en compagnie de la fille du prof. Pleins de dangers les guettent: des araignées, des serpents, des mutants, puis ils sauvent le prof, mais la fille reste prisonnière, il faut y retourner mais ils ne sont pas assez, alors ils recrutent des p'tits punks aux fringues tout neufs s'arment de mitraillettes qui font plein de "piou piou piou" qui tuent tous les méchants, et y a plein d'explosions et même un super tank (alors attention au super tank, il est vachement impressionnant !), et même que les gentils gagnent et que la fille embrasse le Robert qui part en solitaire à l'horizon sur sa moto tel Lucky Luke, et que Fred Williamson fait de la figuration.

Bon sang, je viens de passer 90 minutes à mater cette daube ? Kerozene

CIAK MULL aka CIAKMULL aka CHUCK MOLL; aka LE BATARD DE DODGE CITY aka THE UNHOLY FOUR - Enzo Barboni, 1970, Italie   

Des pilleurs de banque mettent le feu à un asile d'aliénés afin de faire diversion - et ainsi pourvoir mettre les coffres à sac - permettant à quatre dingues de se faire la malle. Dans leur fuite, ils croisent un des voleurs qui reconnaît parmi eux Ciak Mull, un amnésique qui ne cesse de se triturer la tête à la recherche de son passé. Mis sur la piste de Dodge City, notre quatuor de choc, composé de Ciak Mull (Leonard Mann, "Amazonia"), du colosse simplet Woody (Woody Strode), de l'amateur de poker Hondo (George Eastman) et de la fine gâchette Sam (Peter Martell, "Le Trône de feu"), va alors tenter de découvrir les origines de leur camarade. Ce qu'ils découvrent est une ville tiraillée entre deux familles ennemies, dont l'une d'elle serait celle de Ciak Mull.

1970 marque les débuts du directeur de la photo Enzo Barboni en tant que réalisateur. Cette année, il signe deux westerns: celui-ci et "On l'appelle Trinita", après quoi il enchaîna avec "On continue à l'appeler Trinita", "Et maintenant, on l'appelle El Magnifico", etc... En tout une douzaine de comédies parfois bien lourdes, pour la plupart avec Terence Hill et/ou Bud Spencer, jusqu'à un tardif opus de Trinita réalisé en 1995... "Ciak Mull" fait office d'intrus dans cette filmo chargée en grosses poilades bien grasses. Non pas qu'il soit exempt d'humour, mais on est clairement dans un style de western plus torturé que la série des Trinita. Les coups fourrés ne manquent pas, et mensonges, trahisons, bagarres de saloon (homérique! tout le mobilier y passe!), tortures et meurtres crapuleux sont au programme d'un film certes imparfait, mais qui tient bien la route malgré un budget que l'on devine léger, celui-ci étant trahit par des décors pas toujours convaincants qui se voient heureusement rattrapés par une photo soignée. Leonard Mann s'en tire avec les honneurs dans le rôle-titre, même s'il manque un peu de prestance, et c'est surtout l'amitié qui unit Woody et Sam qui étonne, laissant apparaître une idylle gay pour le moins inattendue et qui se termine si tragiquement, si grossièrement, qu'on pourrait y voir une parodie. Cependant, il est bien dommage que Barboni ne se soit pas attaqué à d'autres titres plus sérieux par la suite. Kerozene

Le CIMETIÈRE DES MORTS VIVANTS aka Cinque Tombe per un Medium aka Terror Creatures from the Grave - Massimo Pupillo avec Barbara Steele, Walter Brandi, Mirella Maravidi, 1965, Italie

Devant régler une affaire de succession, le clerc de notaire Albert Kovac (Walter Brandi) se rend dans un petit village d'Europe de l'Est, à la demande écrite de Jeronimus Hauff. Surprise, Hauf est décédé depuis presqu'un an, mais Kovac rencontre sa fille et sa veuve Cléo (sublime Barbara Steele). Sa voiture refusant de démarrer, il reste quelques jours sur place, mais les morts s'accumulent. Tous les macchabés connaissaient Hauf, qui s'avère un passionné de l'occulte, fasciné par la peste noire qui sévit, conservant et exposant des membres de pestiférés. On découvre que la tombe de Hauff est vide et la rumeur prend de la force, Hauff serait revenu des morts...

Qui eut deviné que juste avant VIERGES POUR LE BOURREAU, un film grandguignolesque qui ne prêche pas par sa subtilité et qui est succulent, Massimo Papillo réalisait un film atmosphérique avec une retenue remarquable ? D'ailleurs on apprend dans l'entretien de l'incontournable Alain Petit que le producteur tournera des morts plus scabreuses qu'il va glisser dans le montage final américain, que l'on peut voir dans les extras. On s'en passe facilement devant un film è l'érotisme titillant, è l'atmosphère remarquable. Barbara Steele est toujours aussi magnifique et on a droit è une scène de bain mousse ou sa relation avec sa belle fille est troublante. Pauvre fille, dont la belle-mère est pratiquement de son âge et si belle ! N'empêche, la blondinette è la chevelure parfois rococo se colle sur le notaire, qui ne semble pas refuser ces contacts non anodins. La scène du journal sonore de Hauff sur cylindre de cire est excellente comme la présence de ces mains coupées, offertes è la vue dans une bibliothèque vitrée. Il y aura donc des morts vivants, mais ici, très loin des excès de Fulci ou de la Nuit des Morts Vivants de Romero, ils sont hors écran. On ne saurait en vouloir è Pupillo, le résultat étant étonnant et très apprécié.

Une autre perle peu vue offerte par Artus Films dans une belle copie, voir è cet effet les scènes alternatives carrément moches, avec piste Italienne et française et sous-titres. Un film à découvrir. Mario Giguère

CINQ POUR L'ENFER aka Five for Hell aka 5 per l'Inferno - Gian Franco Parolini avec Gianni Garko, Klaus Kinski, Margaret Lee, Aldo Canti, Salvatore Borghese - Italie, 1969, 92m

Italie, 1944. Un commando spécial de cinq hommes doit mettre la main sur un plan de bataille échafaudé par les nazis. L'opération est dangereuse et délicate, les plans sont dans un coffre fort situé dans une villa qui sert de quartier général aux troupes allemandes. Le commandant Mueller, à la réputation sanguinaire, les attends de pied ferme, ainsi qu'une agent double qui met sa vie en jeu chaque jour qui passe.

Voici un film de guerre qui est un mélange étonnant de patriotisme, de machisme, de franche rigolade et de destins tragiques, qui montre les deux cotés de la médaille. Si les début sont joyeux, ce qui étonne, le futurs membre de la troupe de choc chantent et dansent en écoutant la radio, la simulation est une réussite totale. Bien évidemment la vraie opération sera plus mortelle et on se demande tout le long si tous les membres survivront. Les acteurs sont tous excellents dans leurs rôles respectifs. De Gianni Garko, toujours suave et en forme, Klaus Kinsky, évidemment, toujours excellent dans les rôles d'officier allemand. Sans oublier les rôles de soutien, particulièrement Sal Borghese, bien apprécié dans Big Racket, ou Aldo Canti alias Nick Jordan, vu dans Les 3 fantastiques Supermen. La musique d'Elsio Mancuso est excellente et variée, la réalisation efficace et le montage sans temps mort. Un énorme succès à sa sortie, le film est toujours apprécié.

En suppléments sur le dvd d'Artus Films Le commando des Spécialiste par Curd Ridel, toujours plein d'information et d'anecdotes, le diaporama s'affiches et photos et les films annonces de la collection Guerre. Offert en version originale et en français, sous-titres français en option.. Mario Giguère

Les COLTS DE LA VIOLENCE aka Mille dollari sul nero aka Blood at Sundown - Alberto Cardone avec Anthony Steffen, Gianni Garko, Erika Blanc, 1966, Italie/Allemagne, 102m

Après avoir passé les douze dernières année en prison pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Johnny (Anthony Steffen) rentre chez lui. Son frère Sartana (Gianni Garko), est devenu la terreur du coin, terrorisant les villages avoisinant et les délestant de leur argent régulièrement, maltraitant les hommes, humiliant les femmes, brutalisant un pauvre sourd-muet, ayant de surcroît prit comme concubine la bien aimée de Johnny. Tout cela sous l'oeil de leur mère qui n'a d'yeux que pour Sartana. Johnny décide de protéger les villageois, s'attirant la colère et la vengeance de Sartana.

Avec dans le rôle de la fille de l'homme qu'il n'a pas tué, une toute jeune Erika Blanc. On ne peut pas dire que les femmes ont de meilleurs rôles que les mâles dans ce film nécessairement violent. De la mère insensible et cruelle, l'ex qui se retrouve bien malgré elle avec son frère, ou celles qui refusent de croire en son innocence et qui donc se verront ignorées au final, aucune ne fera partie de l'épilogue qu'on aurait pu imaginer plus généreux envers son "héros". Anthony Steffen est très bon dans son rôle, tout comme Gianni Garko est magistral en général fou, un peu à la Klaus Kinsky, premier Sartana a l'écran. Ernesto Gastaldi, maître en Giallo, co-scénarise cette histoire cruelle, pleine de trahisons. Alberto Cardone, réalisateur de plusieurs westerns, est plus connu comme assistant réalisateur sur des films cultes tel Ben Hur, Barbarella ou Don Camillo. A noter l'excellente musique de Michele Lacerenza, entre autre trompettiste sur la trame de Le Bon la Brute et le Truand.

L'édition dvd d'Artus Films offre en supplément 1000$ sur le noir, par l'expert Curd Ridel, un diaporama d'affiches et photos et les bandes-annonces de la collection. Offert en français et en italien avec sous-titres.  Mario Giguère

Le COEUR AILLEURS aka Il Cuore altrove - Pupi Avati, 2003, Italie

Le dernier Avati est léger, tellement qu'on se demande pourquoi on l'a regardé lorsque le générique apparaît à l'écran. Le Cœur ailleurs n'apporte absolument rien à son spectateur tellement il est rempli de clichés que l'on retrouve dans les comédies italiennes depuis les années 70. Donc si vous voulez voir quelque chose d'original, allez voir ailleurs.

Mais si vous croyez pouvoir être séduit par une petite histoire d'amour gentillette, peut-être que le film vous plaira. Ne dites pas que l'on ne vous a pas prévenu.

J'aimerais énormément pouvoir écrire une critique plus longue, mais il n'y a tellement rien à dire là-dessus que ça m'est impossible. Je vais donc vous laisser le commentaire de ma grand-mère avec qui j'ai vu le film : " C'est le genre de film que t'écoute un dimanche matin en buvant ton café." Oncle Freak

Le CRIME DU SIECLE aka INDAGINE SU UN DELITTO PERFETTO aka THE PERFECT CRIME - Giuseppe Rosati aka Aaron Leviathan avec Joseph Cotten, Adolfo Celi, Anthony Steel, Leonard Mann, Janet Agren, Gloria Guida, Alida Valli. Italie, 1979, 1h24

Le président d'une grosse multinationale anglaise périt dans l'explosion de son avion. Scotland Yard découvre qu'il s'agit d'un sabotage. Dans les jours qui suivent, les trois vice-présidents de la compagnie meurent l'un après l'autre, dans des circonstances atroces. Au fur et à mesure du déroulement de l'enquête policière, le mystère paraît s'épaissir ...

Souvent présenté à tort comme un giallo, ce jeu de piste criminel constitue en réalité une sorte de "cluedo" grandeur nature (un "whodunit", comme disent les Anglais). Sans doute fan d'Agatha Christie, le metteur en scène et scénariste Giuseppe Rosati s'est plu à brouiller les pistes jusqu'au vertige. Le spectateur se perd donc quelque peu en route, d'autant plus que la mise en scène s'avère d'une grande platitude. Inutile également d'espérer "se raccrocher" au fin limier de Scotland Yard chargé de l'enquête : le comédien Anthony Steel se montre aussi charismatique qu'une descente de lit ! Les autres acteurs "font le job" avec conscience professionnelle mais sans énormément de conviction. Au total, nous nous trouvons en présence d'un "produit" bien fade et suranné, dont la vanité n'a d'égale que l'artificialité. Stelvio

La CROCE DALLE SETTE PIETRE aka Cross of the Seven Jewels aka Talisman - Marco Antonio Andolfi, avec Marco Antonio Andolfi, Annie Belle, Gordon Mitchell, 1987, Italie

Marco, un jeune homme qui doit avoir son talisman à minuit se le fait voler à Milan par de jeunes voleurs à la tire qui sont affiliés à la mafia italienne. Alors, qu'il fait des recherches pour le retrouver comme d'aller dans un bar de prostitution, une secte satanique aux pratiques bdsm réveille un démon.

Ce nanard est le premier et unique film du comédien Marco Antonio Andolfi. Le scénario est incohérent et mêle différents genres: le film romantique, le soft porno, le bdsm, le film de loup-garou et le polizioteschi. Les effets spéciaux et maquillages sont maladroits ainsi que les effets sonores. Annie Belle ne fait pas grand chose. Elle est la nouvelle copine ingénue et Gordon Mitchell en gourou d'une secte en fait des tonnes. À voir pour rigoler et pour passer un très beau moment ! Black Knight

La CRYPTE DU VAMPIRE aka La cripta e l'incubo - Camillo Mastrocinque avec Christopher Lee, Adriana Ambesi, Ursula Davis, 1964, Italie, 81m

Le Comte Ludwig Von Karnstein (Christopher Lee) engage un spécialiste qui va entamer des recherches dans son château. Il lui faut retrouver des traces de l'existence d'une de ses ancêtres, sorcière brûlée vive, car sa fille Laura s'est persuadée qu'elle en est la réincarnation. Pendant ce temps la gouvernante, Rowena, multiplie les crises de medium de Laura, qui n'en garde pas de souvenirs. Ajoutez une jolie blonde qui travaille comme servante mais qui est la maîtresse de Karnstein et qui voudrait bien l'épouser, ainsi que l'arrivée d'une mère qui laisse momentanément sa fille en compagnie de Laura pendant qu'elle poursuit un voyage et l'endroit est l'objet de crises, de rapprochements et de tensions de plus en plus vives.

Variation et adaptation de Carmilla de Sheridan Le Fanu, voici un autre film gothique ou Christopher Lee ne tiens pas vraiment le premier rôle mais dont la présence est importante. Tout tourne autour de Laura, jeune femme sensible et tourmentée jouée par une Adriana Ambesi qui laisse un peu froid. Plus intéressantes sont la blonde de service, mignonne et Ursula Lambis dans le rôle de la visiteuse d'infortuné dont les agissements sont parfois suspects. Ajoutez un bossu aux dons divinatoires qui vient compliquer le tout et on nage en plein gothique. J'ai bien apprécié la mise en scène et surtout les éclairages bien travaillés, quelques trouvailles scénaristiques et la trame sonore. Il est rare d voir Lee dans un rôle de personnage qui n'est pas malveillant et il semble apprécier. Le flashback de la sorcière est des plus classiques. Bref, l'amateur de gothique devrait apprécier la recette certes traditionnelle, mais bien servie.

Alain Petit nous fait mieux connaître ce réalisateur moins habitué du genre et c'est toujours agréable. En version italienne et française avec sous-titre. Mario Giguère

DAMNED IN VENICE aka NERO VENEZIANI - Ugo Liberatore avec Renato Cestiè, Rena Niehaus, Yorgo Voyagis, Lorraine De Selle et Olga Karlatos, 1978, Italie

Un jeune aveugle et sa soeur Christine héritent d'une vielle maison à la mort d'un membre de leur famille. Cette dernière a été brulée subitement à l'intérieur d'une église. Bientôt, les occupants sont atrocement assassinés et le jeune Mark a des visions d'un homme qui arbore une canne d'allure menaçante et de la venue de l'Anti-Christ.

Il s'agit d'un joyau méconnu et très obscur. On pourrait croire qu'il s'agit d'un rip-off de The Omen ou de Rosemary's Baby mais si c'est le cas c'est très bien fait. La musique de Pino Donnagio n'est pas désagréable et le film a une excellente interprétation. Le film bénéficie des décors de la superbe ville de Venise et la majeure partie à lieu à l'intérieur d'une maison vétuste. Le budget est minimal mais le film arbore d'excellents effets d'horreurs, d'excellents bruitages et une bonne dose de nudité. Le film a aussi deux guests stars: Lorraine De Selle (Cannibal Ferox) et Olga Karlatos (Zombie). Ce film est, pour ma part, une excellente trouvaille. Un mini chef d'oeuvre ! Black Knight

DANS LES REPLIS DE LA CHAIR aka Folds of the Flesh aka Nelle Pieghe Della Carne aka Las Endemoniadas - Sergio Bergonzelli 1970, Italie, 1h27

Un motocycliste traverse la campagne italienne à toute allure, avec sur ses traces des voitures de police. Il se réfugie sur le terrain d'une villa de bord de mer où une jolie femme s'active à creuser un trou pour enterrer un cadavre mais est bientôt pris par les policiers, qui ne suspectent rien du drame qui se  jouait dans la villa. Treize ans plus tard, le prisonnier (Fernando Sancho) revient à la villa pour opérer un chantage, mais les choses ne se passent pas exactement comme il l'avait prévu...

Davantage un thriller qu'un giallo, ce film de Sergio Bergonzelli co-écrit par Fabio de Agostini (Red Nights of the Gestapo) est plus qu'intéressant visuellement. Le montage alerte bourré d'effets amusants étonne; les effets kaléïdoscopiques des flashbacks, filmés dans des teintes pastel fort psychédéliques, valent leur pesant d'or. L'utilisation récurrente des plans en diagonale vient donner à l'ensemble un effet saisissant, et la technique raffinée et la direction photo exemplaire viennent couronner le tout. On a droit en prime à de fort jolies actrices, dont on ne révèle hélas que rarement les charmes. Tout cela aurait pu être une perfection absolue si ça n'avait été du scénario à coucher dehors, surchargé de retournements inutiles et improbables qui finissent par donner le vertige. À la limite de l'incompréhension, l'intrigue semble avoir été échafaudée afin de déstabiliser constamment le spectateur et ça fonctionne si bien que ça en devient agaçant. Demeurent la performance amusante de Fernando Sancho, quelques flashbacks à la limite de l'hallucination - dont celui du camp nazi - et des meurtres imaginatifs et très habilement mis en image. Et une musique psyché fort agréable. Orloff

The DARKNESS BEYOND aka L'ALTROVE - Ivan Zuccon, 2000, Italie    

Suite à une cérémonie occulte, une jeune femme se voit projetée dans un univers parallèle où l'humanité est en proie à des créatures maléfiques aux noms imprononçables (pour qui n'est pas familier avec l'univers de Lovecraft). Là, une poignée de soldats qu'on jurerait plongée en pleine seconde guerre mondiale, entre en possession du Necronomicon et fait face aux forces invisibles dont l'objectif est de récupérer le précieux bouquin qui leur permettra de s'assurer la domination du monde. Les morts sont ressuscités afin de mieux tromper les survivants au cours de dialogues fort peu convaincants ou de séances de tortures lorgnant vers le sado-masochisme et prenant place dans des sous-sols lugubres.

Premier volet d'une trilogie basée sur les écrits d'H.P. Lovecraft par le réalisateur transalpin Ivan Zuccon (suivront THE UNKNOWN BEYOND et THE SHUNNED HOUSE), ce DARKNESS BEYOND tente de jouer sur l'horreur graphique à la Lucio Fulci via des zombies salement amochés, ainsi que sur un univers étrange et cauchemardesque, sorte d'amalgame déséquilibré entre un au-delà à la Clive Barker et un esprit très " Twilight Zone ". Et il est clair que cela fait du bien de voir se profiler des petits films gentiment craspecs dans le paysage horrifique italien. Voila qui ne manque pas d'alimenter l'espoir d'un éventuel revival de l'horreur all'italiana et d'exciter les amateurs de la " grande époque ". Mais le film de Zuccon rappelle plus volontiers la période fade et triste du déclin de ce cinéma, celle qui commença durant la première moitié des années 1980 pour s'achever au début des 90's avec la disparition du genre. La faute à son budget ridicule ou à son esthétique DV ? Loin s'en faut. La faute en incombe à des acteurs à côté de la plaque et surtout à un scénario volontairement bordélique (on ne sait plus qui meurt, qui ressuscite, qui remeurt et qui revit) qui finit par nous emmener dans un film de couloir rempli de dialogues mous et théâtraux témoignant d'une volonté de livrer une œuvre horrifique intellectuelle prise de chou. On aurait adoré voir un film avec un esprit résolument bis assumant pleinement son statut de métrage horrifique, à la place il manque singulièrement de distance avec sa propre nature et fini par se mordre la queue à cause de prétentions auteurisantes. Le comble est que l'ensemble se trouve empreint d'une retenue inattendue : Zuccon cite Fulci et Barker mais sans tomber dans l'excès qui faisaient leur marque de fabrique. Un peu plus et on a droit à un PG-13 pour le territoire américain. Quant au final du film, il reste hautement incompréhensible car alors que l'humanité semble trouver le moyen de rendre le Nécronomicon définitivement indisponible (pourquoi ne pas le brûler ?), des curés s'entêtent à le dupliquer puis à le disperser à travers le monde. Mais, et c'est là que plus rien ne semble avoir de sens, remettent l'exemplaire original à l'un des soldats des forces du Mal... Allo docteur ? Kerozene

DAYS OF WRATH aka I GIORNI DELL'IRA aka Day of anger aka Gun law aka Blood and grit - Tonino Valerii avec  Lee Van Cleef, Giuliano Gemma, Walter Rilla, Christa Linder, Piero Lulli, Yvonne Sanson, Lukas Ammann, Andrea Bosic, Ennio Balbo, José Calvo, Giorgio Gargiullo, Anna Orso, Karl-Otto Alberty, Nino Nini, Virgilio Gazzolo, Eleonora Morana, Benito Stefanelli, Franco Balducci, Christian Consola, Nazzareno Natale, Ferruccio Viotti, Paolo Magalotti, Gianni Di Segni. Italie, Allemagne de l'ouest, 1967, 85min

Scott (Giuliano Gemma - A Pistol for ringo, Tenebrae), le bâtard du village, travaille comme concierge général pour la ville de Clifton. Les habitants le traitent comme un animal, tandis qu'il entretien le rêve secret de devenir un roi de la gâchette. L'arrivé du mystérieux Frank Talby (Lee Van Cleef - Sabata, Death rides a horse) donnera espoir au jeune bougre, qui tentera de devenir son compagnon fidèle. Talby lui apprend les règles de base et demande son aide pour un coup dangereux : faire chanter les dirigeants de la ville, pour une affaire de 50,000 dollars... Le duo s'amuse donc à emmerder les habitants de Clifton, tandis que Scott prend un plaisir vengeur à faire payer tous ceux qui l'ont maltraité auparavant, et son comportement devient de plus en plus violent...

Tonino Valerii (My name is Nobody) signe un western spaghetti intéressant mais loin d'être sans défauts majeurs. Mentionnons entre autres le scénario fragile et indécis ainsi que ce troisième acte bousculé où tout semble arriver en même temps, sans motivation concrète. Malgré ce manque de linéarité, le film baigne dans un contexte particulier : l'ère post Doc Holiday, ou, la fin des tireurs éclairs. Le pauvre Scott rêve de se procurer un pistolet en économisant ses pourboires, dans une ville où pratiquement personne ne portent d'arme - c'est un temps dépassé disent-ils! La transformation de zéro à antihéros de Scott est intéressante, mais elle est mal exploitée, et le jeune désabusé ne semble que fou de rage. Les performances sont excellentes : Gemma est intense, et Van Cleef est... lui-même! L'action est bien dosée malgré le rythme lent du film, tandis que la trame sonore d'influence " big band " de Riz Ortolani (Don't torture a duckling, Counselor at crime) ponctue avec expertise les points forts de chaque scène. La technique est au-dessus de la normale, et les lieux et visages ont une apparence exceptionnellement sale - et c'est tant mieux! Divertissant, mais ça manque de piquant et de direction. Humanoidzombie

DEAD ARE ALIVE aka  L'Etrusco uccide ancora - Armando Crispino, 1972, Italie/Allemagne/Yugoslavie

Un archéologue se sert d'une sonde pour photographier l'intérieur d'un tombeau étrusque. Mais voilà que les morts s'accumulent dans son entourage, des meurtres inspirés par le démon étrusque sur les fresques du tombeau. Comment s'y retrouver, d'autant plus que l'archéologue est alcoolique et sujet à des pertes de mémoire, qu'il essaie de renouer avec son ex qui est avec un Maestro colérique. Tout se complique quand la police s'en mêle.

On ne vous fera pas le tableau plus compliqué, parce que ça se complique au point de s'y perdre. C'est bien le plus grand défaut du film, entretenir une confusion perpétuelle, voire inutile, accumulant les sous intrigues à profusion. Aucun zombie malgré le titre, trompeur, et un final typiquement giallo, une explication qui remonte à l'enfance d'un des personnages. À éviter. Mario Giguère

DEATH CARRIES A CANE aka Chassés-Croisés sur une Lame de Rasoir aka The Tormenter aka Trauma aka Maniac at Large aka Passi di danza su una lama di rasoio - Maurizio Pradeaux, 1972, Italie/Espagne/France, 1h26.

Une jeune femme (la troublante Susan Scott) qui prend l'air avec ses parents sur un plateau achalandé essaie d'apercevoir la terrasse de son appartement avec les jumelles touristiques mises à sa disposition. Mais elle aperçoit plutôt un meurtrier à l'ouvrage dans un appartement non loin. Personne, tout d'abord, ne veut croire qu'elle a réellement été témoin d'un meurtre, mais son entourage doit se rendre à l'évidence quand on parle, le lendemain dans les journaux, de l'assassinat d'une jeune fille. Ce n'est pas le premier que recense la police et ce ne sera pas le dernier, car le tueur se lancera avec appétit sur les traces de ce témoin gênant.

Giallo assez moyen côté narratif, ce film de Maurizio Pradeaux se distingue de la masse par son côté technique halluciné. Les prises de vues inusités abondent, et les travelings "à l'épaule" plutôt artisanaux sont fréquents, ce qui donne un aspect bancal et artificiel à l'image. De nombreux panoramiques tournoyants et des plans un peu tordus couronnent le tout. Susan Scott interprète une délicieuse cruche. L'habileté de Pradeaux tient à un seul détail; le spectateur confus en vient à soupçonner presque chaque protagoniste à un moment ou un autre du film. La musique est intéressante mais certains éclairages laissent à désirer. Le doublage français un peu délirant joue avec les nerfs, particulièrement dans la scène ou figure la vieille concierge. L'ensemble est charmant et le dénouement surprend, mais on reste sur notre faim, éprouvant presque l'impression qu'il manque une pièce au puzzle. Damnée incomplétude. Orloff

DEATH LAID A EGG aka La Morte Ha Fatto L'Uovo aka La Mort a pondu un oeuf - Giulio Questi avec Gina Lollobrigida, Jean-Louis Trintignant, Ewa Aulin et Jean SobieskiItalie, 1968, Italie, 86m

Dans une ferme industrielle où il y a un scientifique qui fait des expérimentations pour fabriquer des poules pas de têtes pour permettre de faire baisser les coûts de l'exploitation industrielle... Marco (Jean-Louis Trintignant) oeuvre comme étant le directeur et il a une liaison secrète avec sa cousine Gabrielle (Ewa Aulin) qui est aussi sa secrétaire particulière. Marco planifie secrètement avec elle de tuer sa femme Anna (Gina Lollobrigida) a qui appartient la ferme. Mais Gabrielle a elle aussi son agenda secret et c'est de tuer Anna et Marco pour hériter de la ferme et pour en profiter avec son amant qui est l'agent publicitaire de la ferme. Lesquels arriveront à leur fin tout en ayant un solide alibi ?

Il s'agit d'un giallo inhabituel avec quelques consonances scientifique qui bénéficie d'un long travail sur le cadre et sur le montage pour donner une illustration très weird. Tellement que nous croyons voir un genre de DIABOLIQUE réalisé par Luis Buñuel. Le réalisateur avait fait un travail similaire avec DJANGO KILL et dans les 2 cas, les 2 oeuvres se révèlent être des modèles du genre. Trintignant offre une solide performance et les 2 comédiennes aussi, les regarder jouer est un vrai bonheur. La fabuleuse musique du très rare (seulement 4 films) Bruno Maderna est expérimental en soi en constitue une ambiance et une trame sonore unique. Le film contient aussi quelques scènes de BDSM qui en a fait surement une oeuvre d'avant-garde pour l'époque. Il s'agit d'un film que je recommande vivement à ceux qui ne l'ont pas vu. Black Knight

DELINQUANTS aka MERY POUR TOUJOURS aka MERY PER SEMPRE aka MARY FOREVER - Marco Risi avec Michele Placido, Tony Sperandeo, Claudio Amendola, Alessandro Di Sanzo, 1989, Italie, 1h42

Toujours dans ma période sicilienne, me voici de retour à Palerme. Cette fois j'ai été accroché par un relookage façon "class 1984" pour la distribution VHS, aux antipodes de l'affiche du film. Et aussi par la participation de certains des meilleurs flics ou voyous qu'on connaît dans les parages.

Or il ne s'agit nullement d'un film de genre : le prof, qui choisit une affectation temporaire dans la sale prison pour mineurs, n'enseignera pas l'option nunchaku. Les garçons ne s'attarderont pas non plus à se savonner dans les douches.
Et pourtant le film fonce dans le tas comme jamais : les gueules juvéniles sont vraiment défoncées, les gamins visitent les putes dès qu'ils sortent, s'ils restent ils se violent entre eux, les gardiens les châtaignent, un élève se secoue la bite en classe, sans oublier les canifs ou le zeste de mafia. Histoire de finir ma grand-mère dans son fauteuil, un travesti déboule au milieu de cette zone.

Marco Risi, que je découvre, tourne du social haletant. 

Ne manquent que les embrouilles de drogue... réservées à la réalité du tournage ? 

A peine 5 minutes, un poil forcées sur la morale et le pathos, mériteraient de dégager. Bref, même avec une raideur de bon téléfilm, saisi par la classe de ces acteurs dont je ne doutais pas, j'ai ramassé une claque. Pas sur la joue où je me méfiais : voyez l'effet Bigeyes

DEMENCE aka Trauma aka Thrauma - Gianni Martucci avec Gaetano Russo, Domitilla Cavazza, Roberto Posse, Timothy Wood, Franco Diogene, Per Holgher, Silvia Mauri, Anna Maria Chiatante et Gina Mancinelli. 1980, Italie, 72m

Un mongol qui construit tranquillement une maison en lego dans son grenier tue tranquillement ses voisins. L'attaque la plus drôle est quand un gros type essaie d'enlever un cadenas après une grille, le tueur détruit la vitre de la voiture et étrangle sa conjointe, pendant ce temps, l'autre gossait encore après le cadenas au lieu de la défendre! Quelques belles images... C'est un peu comme un slasher américain, mais comme c'est italien, nous avons droit à des adultes. Il y a quelques nudités et même deux viols. Dont un après la mort. Peu de sang versé, mais une belle hécatombe. Vous n'allez pas perdre votre temps. Black Knight

La DERNIÈRE BALLE À PILE OU FACE aka Testa o croce aka Heads or Tails - Piero Pierotti avec John Ericson, Spela Rozin, Edwige Fenech, 1969, Italie, 90m

Un bled perdu, un saloon où les filles distraient les hommes et un banquier amoureux de la plus belle des filles du saloon: Shanda. Le banquier est retrouvé mort dans le lit avec Shanda évanouie à ses côtés, tout le monde la croit coupable, y comprit les femmes du village, bonnes chrétiennes, qui veulent brûler vive cette "sorcière" qui éloigne les hommes du droit chemin. Le shériff, pour la protéger, l'envoie dans la ville la plus proche subir son procès, mais les deux assistant chargées de l'escorter et un bûcheron de passage vont plutôt la violer et la laisser pour morte. Elle est recueillie par un bandit recherché dans plusieurs états, surnommé Black Talisman, elle s'amourache de lui, qui va la venger en punissant ses assaillants et recherchant le coupable du meurtre du banquier.

Western nihiliste, La DERNIÈRE BALLE À PILE OU FACE n'offrira jamais de récompense et de fin joyeuse à ses spectateurs. Edwige Fenech y tient le rôle de Manuela, fille du saloon, qui se fera fouetter en pleine rue devant la maison de la veuve banquière, pendant que la madame semble en extase en voyant le spectacle, Cette veuve se dévoilera rapidement sadomasochiste, séduisant tout ce qui bouge, demandant aux hommes de lui faire violence. La pauvre Manuela se reprendra, exigeant d'être celle qui va couper au couteau le membre viril d'un des agresseurs de Shanda, un acte très éloigné des prochains personnages de la belle Fenech ! Le couple d'indiens qui vie avec Black Talisman ne dit pas mot, mais on sent la jalousie de l'indienne. Rien ne sera facile et la mort rôdera au-dessus de tous les personnages. En cette fin des années de "Flower Power". le film illustre bien le nihilisme qui entre à pleine portes dans le cinéma italien. Mario Giguère

La DERNIÈRE CHANCE aka L'ULTIMA CHANCE aka Last chance aka The Stateline Motel aka Last chance for a born loser aka La Dernière chance - Maurizio Lucid avec Fabio Testi, Eli Wallach, Ursula Andress, Massimo Girotti, Howard Ross, Barbara Bach, Carlo De Mejo, Céline Lomez, 1975, 101m uncut

Floyd (Fabio Testi - The Big racket) sort de prison et, ne perdant pas de temps, il rencontre Joe (Eli Wallach - The Good, the bad and the ugly), un complice avec qui il vole une bijouterie à Montréal. Ce dernier expose alors le plan : Floyd devra garder la marchandise sur lui, pour ensuite traverser la frontière et rejoindre Joe aux Etats-Unis dans 48 heures. Floyd part alors vers sa destination, mais une inattention au volant fait en sorte que sa voiture reste prise dans un banc de neige! Il passe alors la nuit au motel Last Chance, où il fait la rencontre de la belle Michelle (Ursula Andress - The Nurse). Celle-ci semble cependant se douter de quelque chose ...

Ne vous fiez pas à la jaquette canadienne qui présente ce film comme un enchaînement de poursuites automobiles; ce n'est vraiment pas le cas. Le résultat n'est pas si bon que ça : le rythme est lent, et le tout ressemble à un Hitchcock bâclé. L'intérêt réside évidemment dans la distribution inhabituelle. Remarquez Massimo Girotti (le mari de Michelle) de Baron Blood, Barbara Bach (la fiancée du policier) de Street Law, et pour les fans du cinéma québécois, la jolie Céline Lomez (la fille de ménage) des films cultes Après-ski et Gina. De plus, l'action semble se dérouler entièrement au Québec; la première partie du film montre une poursuite dans l'ouest de Montréal, et le reste se déroule dans la région rurale de St-Donat -- voir l'écriteau sur la voiture de police municipale. L'excellente musique de Luis Enriquez Bacalov (Mister Scarface, Django) ajoute aussi un certain charme à l'affaire. En somme, le réalisateur de It can be done amigo! nous livre un film plutôt ordinaire mais intéressant pour les habitués du genre ... et les Montréalais curieux. HumanoidZombie

 

LA DERNIERE ORGIE DU 3e REICH aka L' Ultima orgia del III Reich aka GESTAPO'S LAST ORGY aka CALIGULA REINCARNATED AS HITLER aka Bourreaux SS - CESARE CANEVARI - 1976, Italie

Ce film aurait pu être un énième "prison de femmes" chez les nazis, sous-genre minable truffés de films tous plus ou moins mauvais que les autres (peut-être déclenché par le "succès" d'Ilsa), mais il n'en est rien.

Largement au-dessus du lot, il met en scène une "joy division" de la 3ème guerre mondiale, chargée de fournir en "filles" les soldats allemands. Toutes les horreurs de la chose seront détaillées lors de la première partie, mais par la suite, une jeune femme (la très belle Daniela Poggi) va dérouter le commandant par son attitude suicidaire et sa froideur devant la mort. A tel point qu'il va en tomber amoureux, mais ce qui causera sa perte car la jeune femme a la vengeance patiente!

Ce film relativement peu connu mérite d'être redécouvert, de très nombreux plans et "effets cinématographiques" sont très bien vu et originaux, la musique est très bien, et même s'il faut s'accrocher pour supporter certaines scènes, la violence et la nudité ne sont pas si gratuit ici. Franfran

Et un film sicko, un! Exploitant sans vergogne le thème de l'Holocauste comme tant d'Ilsa ou autre Salon Kitty, Gestapo's Last Orgy est souvent classé haut dans les listes de films dérangeants à la Video Nasties. En effet, l'heure et demie est remplie à souhait de sexe, violence et croix gammée... et pas grand chose de plus: le film est une suite de scènes-choc sans grande structure narrative. Bon, ouais, il y a la relation amoureuse entre la belle juive et son bourreau, mais le sujet est traité avec assez de froideur pour qu'on s'en tape et qu'on n'accroche que sur le volet provoc. Des exemples? Une escouade de soldats à poils qui violent des prisonnières au commandement de leur supérieur... Un souper de SS avec au menu une fricassé de "unborned jewish" (cibole y a dû en falloir des foetus pour nourrir 8 personnes)... Des bobettes faites en cheveux de juives... Une fellation à un fusil... Une fille jetée au dobermans... Et bien sûr des tas de seventies girls toutes-nues-tounes-nues... Bref tous les éléments pour faire un bon festival de mauvais goût à la sauce "women behind bars". Mais surprise! Ce qui frappe est que tout ce sordide est dans une enveloppe cinématographiquement bien intéressante. Arrêt sur image, noir et blanc, surexposition, montage rapide; un côté arty qui rend le visionnement unique et agréable. Ce Cesare Canevari a quand même du style. En plus, la B.O. est pas mauvaise, passant de l'orchestral inspiré à l'euro pop rock psychédélique. Cependant, et cela pour notre plus grand plaisir, quelques scènes sont bien risibles, comme celle des rats dévoreurs qui sont clairement des gerboises ou celle du truc liquide machin blanc qui fait "fondre" la chair et qui est vraisemblablement du lait. Bref cette Orgie de Gestapo reste certes choquante par son traitement de l'Holocauste en forme d'entertainment, mais toutefois c'est à voir pour l'extrême de certaines scènes et le traitement visuel qui vieilli bien. Anthropophaluc

DESERT OF FIRE aka Deserto di fuoco aka Désert de Feu - Renzo Merusi avec Edwige Fenech et George Wang, 1971, Italie

Dans le désert, au pays des berbères, 4 hommes à chevaux s'emparent de la paye des travailleurs d'une grosse compagnie. Le leader des voleurs, El Marish ( George Wang ) tue les trois complices mais l'esprit d'un homme décédé l'aveugle et fait disparaître le fruit du butin. Sa maîtresse, Juana ( Edwige Fenech ) ne voulait que son argent et comme il n'en a pas, elle le laisse seul. Elle est la fille d'un Anglais, un alcoolique qui cherche le trésor de son beau-père, une cache d'armes en plein désert. Un sud africain, Jean, a la carte du trésor, l'argent de la paye volé et avec l'aide du paternel il veut s'emparer des armes destinées à une révolution dans son pays, tout en courtisant la belle Juana. Mais El Marish crie vengeance et la mère de Juana ne veut pas que sa fille fréquente un étranger.

Sur fond de cupidité se déroule cette histoire dramatique et tarabiscotée qui nous laisse pantois. J'aurais bien aimé me sentir impliqué, mais aucun des personnages n'attire la sympathie tout le long d'une intrigue somme toute banale. Le montage n'est pas très fluide, le montage son coupant la musique brutalement. Ceci dit, la trame sonore contient de magnifiques morceaux, dont le thème interprété par Edda Dell'Orso, que l'on retrouve sur sa compilation: Al Cinema con... Edda Dell'Orso. Edwige Fenech a un rôle plutôt effacé, de faire valoir, continuellement sous sa cape noire, comme tous les personnages berbères. On retient le duel entre El Marish et son sabre contre Jean et sa guitare recouverte de métal ! Clong, Ketching ! Mario Giguère

DESTINATION PLANÈTE HYDRA aka Le Danger vient de l'Espace aka Star Pilot aka 2+5: Missione Hydra - Pietro Francisci avec Leonora Ruffo, Roland Lesaffre, Kirk Morris, Leontine May, Mario Novelli, Italie, 1966, 88m

Un scientifique, son assistant et sa fille découvrent un vaisseau spatial sous la terre en pleine campagne italienne. Les locataires du véhicule spatial, de robustes gaillards vêtus de combinaisons noires et dirigés par une femme de tête, kidnappent nos héros ainsi que des espions "orientaux" avant de retourner vers leur planète dirigée par Gordon Mitchell.

En voila une sacrée boutade bisseuse qui réserve son lot de séduisantes kitscheries. Mentionnons tout d'abord la prestation hilarante de Kirk Morris, tellement concentré à l'idée de garder le torse bombé qu'il en oublie son jeu et adopte une allure gauche, limite ridicule par moment. Il y a également Leontine May, ravissante actrice aux cheveux noirs et aux formes alléchantes qui ne parvient guère à mettre en valeur ses talents en sautillant dans tous les coins de l'écran, faute sans doute au scénario stupide qu'elle se devait de respecter. Les effets spéciaux sont rudimentaires, principalement les prise de vue dans l'immensité intersidérale lors desquelles la simulation de l'apesanteur provoque quelques rires sincères, surtout quand les protagonistes y font du trampoline. Et enfin, le must, l'attaque de gorilles extraterrestres portant des chaussures sur une planète inconnue ! Si le discours général du film se veut pacifique avec un petit côté "faites l'amour pas la guerre", un fort relent de xénophobie se fait ressentir au moment de l'apparition d'espions asiatiques: "Qui êtes-vous ?", demande le professeur. "Ca ne se voit pas ? Nous sommes des orientaux !" Répond le vilain espion en menaçant nos héros de son revolver. DESTINATION PLANETE HYDRA est une série B franchement drôle, un de ces si précieux so bad it's good ! Kerozene

On débute avec un paysan qui voit un bien étrange vaisseau atterrir dans son coin, Molino. On continue avec le professeur Solmi qui part avec son assistant et sa fille Luisa, actrice, et dont l'assistant est aussi le copain de la fille, oui c'est un peu compliqué, explorer la région et découvrir un engin venu d'un autre monde. Il est habité par des extraterrestres humanoïdes et leur appareil a besoin de réparations. Parce qu'une partie de l'équipage est décédé, la patronne de l'expédition intersidérale décide de kidnapper, ou plutôt réquisitionner de force, les terriens, y comprit des espions asiatiques, pour les aider à retourner sur Hydra. Ca ne se passera pas vraiment bien, il faut l'avouer...

Vague souvenir d'un film que j'avais bien aimé mais dont on ne voyait pas longtemps la planète Hydra. C'est avec plaisir que je retrouve deux actrices on ne peut plus sexy dans leurs accoutrement, Leontine May dans le rôle de Luisa, superbe jeune femme enjouée régulièrement affublée de costumes affriolants et Leonora Ruffo absolument fascinante dans ses vêtements finement ajustés et dans sa philosophie, bien loin des vilaines mégalomanes que l'on rencontre plus souvent. Ça part un peu dans toutes les directions, c'est parfois drôle, parfois ridicule, on a droit à une planète habitée par des espèces de yetis tout poilus qui semblent sortis tout droit d'un Star Trek classique et c'est un mélange de film catastrophe et d'espoir. C'est plus une charmante curiosité qu'un incontournable, mais j'ai bien hâte de recroiser ces actrices.

Les suppléments du dvd D'Artus Fils offrent Mission Hydra, par l'incontournable et encyclopédique Alain Petit, un diaporama d'affiches et photos ainsi que les bandes-annonces de la collection SF Vintage. Offert en versions: français, italien Sous titres : français. Mario Giguère

DEVILMAN LE DIABLOLIQUE aka DEVILMAN STORY aka The Devil's Man - Paolo Bianchini avec Guy Madison, Diana Lorys, Luciano Pigozzi, Luisa Baratto, 1967, Italie, 83m

Le scientifique Becker est à Rome avec sa fille Christine qui est aussi son assistante. Lorsqu'il disparait, elle se rend vite à la conclusion qu'il a été kidnappé. Par qui et pourquoi ? C'est un journaliste aux allures de James Bond, Mike Harway, qui acceptera tant bien que mal qu'elle le suive dans sa quête pour le retrouver. Leur chemin les amènent en Afrique ou ils vont découvrir la base souterraine d'un super vilain masqué qui a besoin de Becker pour perfectionner sa technique de transplantation de cerveaux. 

Autant proche d'un James Bond ou des aventures de Fantômas, ce Devilman, s'il tarde un peu à se mettre en route, livre la marchandise avec ce personnage dément et évidemment masqué. Guy Madison est en grande forme et n'a pas trop l'air d'un journaliste pour une revue scientifique, pendant que Diana Lorys a tout de la James Bond Girl. On reconnait avec plaisir l'acteur Luciano Pigozzi, second couteau par excellence qui touchait autant aux films gothiques qu'à l'espionnage. Évidemment on a pas le budget d'un 007, mais une bonne trame sonore et un scénario dans le genre qui n'est pas pour déplaire. Moi qui ne l'avais jamais vu, j'ai bien apprécié.

Le dvd d'Artus Films offre une belle copie avec une présentation du film par le spécialiste Christian Lucas. Un diaporama d'affiches et photos accompagne aussi le film offert en versions italienne et française, Mario Giguère

Le DIABLE A SEPT VISAGES aka IL DIAVOLO A SETTE FACCE aka LE DIABLE A SEPT FACES aka THE DEVIL HAS SEVEN FACES - Osvaldo Civirani avec Carroll Baker, George Hilton, Stephen Boyd, Lucretia Love, Luciano Pigozzi, 1971,  Italie, 1h29

Une jeune et jolie jeune femme est victime d'agressions inexplicables. Alors que la police se perd en conjectures, le danger se fait plus pressant...

Carroll Baker, George Hilton, 1971, des agressions, un mobile mystérieux... Voilà qui annonce un joli giallo, me dis-je en enclenchant cette VHS dans mon lecteur... Quelle déception ! Certes, l'intrigue suit vaguement les règles du sous-genre si cher à nos coeurs. Mais quelle platitude de mise en scène, quelle incapacité à torcher une scène de meurtre correcte et quelle impuissance à créer l'atmosphère de mystère nécessaire ! Osvaldo Civirani justifie sa réputation de tâcheron sans âme, dans un genre qui ne pardonne guère le manque d'inventivité. Seuls surnagent les acteurs auxquels on s'accroche vaguement. Les sourcils de George Hilton, les minijupes de Carroll Baker, c'est bien mais c'est finalement fort peu ! Unique véritable point positif de cette poussive enquête tournée aux Pays-Bas, la voluptueuse musique du grand Stelvio Cipriani. Un tout petit giallo donc (Bon ok, DERNIER APPEL d'Alberto De Martino est pire). A réserver aux vrais collectionneurs du genre... Stelvio

The DIRT - Claudio Simonetti Avec Coralina Cataldi-Tassoni, Robert Madison, Urbano Lione et Beatrice Arnera Gavarotti. Effets Spéciaux: Sergio Stivaletti, 2008, Italie, 14m

Une photographe récemment mariée et qui cache de lourds secrets est envoûtée et fascinée par une plante étrange.

The Dirt est le premier Short film de Claudio Simonetti. Ce dernier est connu comme étant le claviériste du groupe Goblin et Demonia. Ayant déjà réalisé certains concerts filmés et une biographie sur sa carrière, il ne s'agit pas de son premier travail derrière la caméra. The Dirt est un "petit" short film bénéficiant de peu de moyen financier mais conçu par des artistes passionnés et talentueux de l'univers Argento et plaira assurément aux fans de cet univers.

Il ne s'agit pas du meilleur short film de la dernière année, loin de là, mais comporte de beaux restes. En particulier, l'interprétation est convaincante et une certaine création de Sergio Stivaletti à la fin du film est impressionnante. Une autre l'est moins. La réalisation de Claudio Simonetti est ordinaire mais comporte plusieurs idées intéressantes et explore plusieurs thème. Sa musique est dans le ton de qu'est-ce qu'il fait d'habitude (disco, électronica) mais dans un mode trop minimaliste. Très loin de sa musique orchestrale de LA TERZA MADRE. Pour conclure, j'ai trouvé le short très agréable à regarder, mais sachez que c'est quand même assez "ordinaire". Black Knight

Il DISCO VOLANTE - Tinto Brass avec Alberto Sordi, Monica Vitti, Eleonora Rossi Drago, Silvana Mangano, 1964, Italie, 84m

Il y a des rumeurs persistantes dans un petit village italien que des paysans ont vu atterrir une soucoupe volante et on vu des martiens. Le chef des carabiniers est invité à faire enquête. Les histoires qu'on lui raconte ne concordent jamais, mais voilà que la veuve Vittoria a vendu l'extraterrestre qu'elle a assommée au fils de la comtesse...

Voilà une comédie extravagante et pas banale dans laquelle Alberto Sordi tiens pas moins de quatre rôles. Primo - le carabinier, impassible, qui fait son enquête sans broncher, jusqu'à ce qu'il rencontre la soucoupe et ses habitants. Secundo - le curé du village qui ne fait que boire du vin à la taverne locale pour se rapprocher de ses chrétiens, mais qui a un bon coeur car il aide la veuve et l'orphelin. Tertio - le fils de la comtesse, une grande folle qui tombe amoureux du martien. Quattro - un télégraphe, écrivain à ses heures, qui cocufie le maire en sautant sa femme interprétée par la sublimissime Monica Vitti. Je note aussi, dans le rôle de Victoria, la prestation de Silvana Mangano, dans un rôle certes comique, mais joué avec une belle intensité dramatique. Car le film, qui débute presque comme un documentaire, soit une suite d'entrevues par une équipe de reporters, sans ménager les effets comiques, va se terminer de manière plutôt dramatique pour pratiquement tous les personnages, y comprit les extraterrestres. La soucoupe ressemble étrangement au célèbre engin photographié par George Adamski en 1952, avec un peu plus de gadgets. Les costumes des envahisseurs sont plus extravagants, tirant le film vers la culture pop, la dame martienne étant à la limite osée pour l'époque. J'ai bien aimé. Mario Giguère

DJANGO DEFIE SARTANA aka DJANGO DEFIES SARTANA aka DJANGO AGAINST SARTANA aka DJANGO SFIDA SARTANA - Pasquale Squitieri, 1970, Italie  

Le frère de Django, employé de banque, est accusé d'avoir vidé le coffre de celle-ci avec l'aide de Sartana. La sentence est immédiate: le lynchage! Furieux, Django se lance alors à la poursuite de ce salaud de Sartana, qui, selon les dires des témoins, aurait incité son petit frère à sombrer dans le crime. Après une molle empoignade, les deux légendes du western se tapent le bout de gras en réalisant que le cerveau de cette mascarade n'est nul autre que le directeur de la banque lui-même! Ils décident donc de s'associer pour aller lui péter la gueule.

Contrairement à l'opportuniste "Django & Sartana" réalisé par Demofilo Fidani la même année, "Django défie Sartana" semble dès le départ avoir été pensé comme la rencontre ultime entre les deux pistoleros. Ce qui ne prémuni malheureusement pas le film contre la médiocrité, bien au contraire. Mais celle-ci a au moins le mérite de s'imposer dès la scène d'ouverture durant laquelle un Django tristounet descend un vilain truand dans ce qui pourrait être le gunfight le plus léthargique du western italien. Dès le début, la photographie toute plate digne d'un téléfilm frappe la rétine et indique que l'on a à faire à un film qui s'annonce foireux. Ce qui se confirme rapidement à tous les niveaux: qu'il s'agisse des costumes aux couleurs pimpantes tout droit sortis de chez la couturière (aahh, Django et son poncho rouge pivoine, Sartana et sa tenue de dandy de carnaval aux manches à froufrous), du montage foireux tentant à l'aide d'ellipses hasardeuses de masquer des erreurs grossières et des dialogues mièvres gavés de lieux communs, tout est à jeter. Sans parler des pauvres acteurs à la ramasse, qu'il s'agisse de Tony Kendall (la série des "Commissaire X") dans le rôle de Django ou de George Ardisson dans celui de Sartana, tous les deux aussi inexpressif l'un que l'autre, ou encore les seconds rôles parfois en freestyle comme ce gringalet au physique de danseur de flamenco d'un mètre quarante qui se la joue gros dur avant de finir au tapis. Le plus grand talent de Pasquale Squitieri n'est probablement pas celui de réalisateur. Sans doute meilleur charmeur que metteur en scène, il aura tout de même fait un enfant à Claudia Cardinale... Je sais, ce n'est pas très gentil, mais je suis jaloux. Kerozene

DJANGO STRIKES AGAIN aka Django 2: il grande ritorno - Nello Rosssati avec Franco nero, 1987, Italie

Crisse de Crisse, Un rip-off de RAMBO en DJANGO!! HAHAHAHAH .

Vraiment une merde ce film, Moi qu-y avait adoré l'original... Voila que Franco Nero se promène avec un petit tabarnak comme sidekick, il shoot presque au bazooka et pousse des wise-crack!!!

NONNNNNNNNNNNNNNNNNNN , Avoid like the plague!!! Mouni


Jaquette Japonaise

DOOR INTO DARKNESS : THE DOLL aka La Porta Sul Buio : la Bambole - Mario Foglietti avec Robert Hoffman, Mara Venier, Erika Blanc, Gianfranco D'Angelo, 1973, Italie

Une personne schizophrénique s'est échappée d'un institut. La police est aussitôt avertie car le patient est dangereux. On suit dès lors les traces d'un homme louche en imper qui traîne une valise suspecte. Il suit une jolie rousse qui va trouver la mort. Ni une, ni deux, il suit une autre jolie dame et s'insinue dans sa maison, y prenant curieusement pied...

Dans le prologue, Dario Argento nous met au défit de prédire quelle est la personne qui commet les meurtres et il faut dire qu'on se fait avoir ! Écrit et réalisé par Mario Foglietti, un réalisateur de la chaîne télévisée RAI, productrice de la série, l'épisode ne détonne pas autant que l'affirme Luigi Cozzi, qui a tourné quelques scènes pour boucler le tournage dans les temps requis. Erika Blanc a toujours une présence remarquable, tout comme Mara Venier, devenue par la suite célèbre présentatrice vedette à la télé italienne. Mais la grande surprise est nulle autre que la présence de Gianfranco D'angelo en inspecteur de police, lui que l'on connaît pour ses pitreries avec Alvaro Vitali ou Edwige Fenech. Un bon suspense qui frappe sa cible, même si toutes les explications dans l'épilogue sont à tirer par les cheveux ! Mario Giguère

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JOE D'AMATO

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